J’ai cherché quoi écrire dans le dictionnaire, mais il n’y avait que des mots sans idées. J’ai cherché dans un livre d’idée simplement pour m’inspirer et je me suis rendu compte que ce n’était pas mes idées alors j’ai laissé tomber. C’est là que tout s’est cassé, en commençant par mes doigts, et ce, jusqu’à mon coeur pris de froid. Puis j’ai pensé à toi. Puis j’ai arrêté parce que ça ne me servait à rien, car je n’avais plus de mains. Cette expérience me laissant sans voix, je n’ai même pas pu demander à Siri de taper pour moi. Ensuite j’ai regardé mon chat, qui se foutait de moi, « N’y pense même pas! » Je n’avais plus les moyens de m’exprimer, de mettre sur papier, plastique, numérique, les mots qui étaient à mes sentiments rattachés. Être, avoir, savoir, chercher, comprendre ou aimer, des verbes biens singuliers pour exprimer ma pensée. Regarder, réfléchir, imaginer qu’on est en mesure de tout faire, tout dire, ce qui n’a pas déjà été dit ou fait, par confiance de mettre un mot devant l’autre, qu’on est vraiment quelqu’un d’autre. Combien de combinaison possible entre les mots pouvons-nous trouver, combien de mots pouvons-nous trouver, en inventer, reconstruire en une histoire qui sera, le souhaite-t-on, différente à celle de l’autre qui a déjà été faite. Dans la quête de l’originalité se perd en fait le bruit que l’on a entendu, celui que l’on a vu, transformer et recracher. Combien d’histoire d’amour on peut écrire avec les mots “Je t’aime” sans que l’histoire ne devienne pas une comédie ou encore pire une scène d’horreur où on se permettrait de mélanger les genres. Vit-on tous les mêmes histoires, encore et encore, avec les noms des personnages qui changent, les lieux qui varient, l’époque qui navigue d’une décennie à une autre, comme dans un moins bon roman Harlequin. Le nouveau est le vieux remâcher simplement pour le plaisir de se souvenir combien la première version était bien sympathique. Est-ce que mes histoires ont été vécues par d’autre, devrais-je me donner la peine de me raconter, ce que je me souviens, ma perception, mon état d’être, d’âme, d’échec.
Combien d’histoires
26 02 2018Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Amour, Bruits, Vide
Catégories : Absurde, Fatigue
Que toi
14 10 2016« C’est juste qu’on ne se ressemble plus, depuis si longtemps, depuis si longtemps ». J’ai pleuré sur ces paroles, l’impression d’entendre mon histoire, notre histoire. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais jamais comment c’est arrivé. La distance, elle arrive quand on la laisse s’installer, quand on la laisse prendre sa place. Elle prend ses airs, le mien en même temps, elle m’étouffe complètement. Je ne l’ai jamais laissé arrivé, du moins j’ai essayé, chaque petit moment où je le pouvais, une pensée sortie de nulle part, juste parce que dans ma tête il n’y avait que toi qui prenait l’espace possible. Peut-être ne m’ai-je pas laissé assez de place, peut-être m’ai-je oublié. Peut-être ma place je la voyais près de toi. J’ai tenté d’écouter, d’écouter tes silences, ton besoin d’être seule, de plus en plus présent, de plus en plus sans moi. Je t’ai laissé partir avec la distance, je me suis trompé, de route, de chemin, d’idée ou sur tes intentions. Aujourd’hui la distance creuse de plus en plus, comme un canyon avec le temps, comme cette distance que l’on prend par rapport aux autres planètes déjà à des années-lumière de la nôtre. Pourquoi moi, tu ne m’es jamais revenue, j’ai pu attendre, j’ai cru attendre si près de toi. J’ai juste voulu être ce que tu voulais que je sois. Je suis devenu fade, insipide, sans odeur et sans histoire. J’ai cru passé un mauvais quart d’heure, à m’oublier dans l’alcool, à nous oublier, un nous qui n’existe plus, depuis si longtemps déjà. Il n’y a que toi, le reste ne m’intéresse pas, ne m’allume plus, ne me parle pas. Tous les silences rassembler faisant un grand bruit en moi, résonnant sans cesse, je n’ai même pas chercher ma méthadone, mon fix, mon envie d’être pour quelqu’un ce que j’ai peut-être déjà été pour toi. Je suis triste, pas malheureux. Je suis déçu, pas fâché. Je ne sais pas ce qui me manque le plus. Je n’ai pas de place pour l’amour anymore. Je ne cherche plus anywhere. Mes pas me rapprochant de chez moi me rappellent la solitude, le bruit de mes pas seuls dans cette rue. Les bruits dans ma tête qui m’encourage à fuir, puis à m’accrocher, puis à tout laisser tomber. Je ne sais pas par où recommencer, je ne sais plus qui je suis. Je ne me ressemble plus, depuis si longtemps…
Inspiré par:Louise attaque – Il n’y avait que toi
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