Fantasia : Champion

3 09 2018

Du bonheur coréen, une comédie légère, mais ça devrait toujours être ainsi la comédie. Champion (Chaem-pi-eon pour la prononciation, merci à IMDB), c’est l’histoire d’un gros et grand gaillard, Mark (Dong-seok Ma), qui est un Coréen en Amérique qui décide de retourner en Corée du Sud pour un tournoi de bras de fer et par le fait même partir sur les traces de sa soeur, le tout aider par (Kwon Yul), son ami de toujours qui possède quelques dépendances au jeu et lui attirera plus de problèmes qu’autre chose.

Il était tard lors de ce film, je ne pensais pas rester, j’ai eu beaucoup de plaisir. C’est très drôle, un peu burlesque par moment, de l’humour un peu à ce feu Bud Spencer où le coté imposant du personnage de Mark apporte toujours des situations très comiques. L’histoire de Yong-wan Kim est bien ficelée et amène autant dans la comédie pure que du côté touchant et un peu cheezy, mais pas trop. C’était un très bon film que je recommande si vous avez envie de rire et d’avoir un bon moment, en espérant qu’il soit disponible près de chez vous!





Les petites maladies mentales

13 10 2016

Je suis là sur le divan, incapable de me concentrer, j’ai la tête qui déraille, à gauche, à droite. Je me sens pris au piège, obligé, je ne peux pas rester là. Je ne sais même pas pourquoi je viens écrire ici, je ne sais même pas ce que je suis censé écrire ici, j’ai joué avec mes petites maladies mentales et me voilà, encore à tapocher des mots sur un clavier qui me reconnait par mes empreintes digitales. Des petites maladies mentales, on en a tous, des petites manies obsessives qui des fois pourrissent notre vie, des fois nous font sentir bien. Par le passé j’ai eu des petits moments où ça ne servait à rien, classé des punaises par couleur sur un tableau de liège, classé tous mes achats compulsifs en ordre alphabétique, acheté compulsivement, d’abord des CDs, puis des DVDs. Aujourd’hui tout ceci est disparu, sans laisser de trace, sinon que j’ai des CDs et des DVDs bien classés et faciles à retrouver. Je ne classe plus, je n’achète plus ces trucs. Aujourd’hui ce qu’il en reste, peut-être les livres, mais les livres je passe à travers, il ne reste pas sur une tablette, je lis, puis je passe au suivant et mes livres se promènent de mains en mains. J’ai concentré ces obsessions dans mon travail, j’analyse des données, des tas de données que je classe, pour les autres, ceci me sert énormément, avec ma tête toute logique, je vois des tendances dans ce que je classe, ça sert, croyez-moi. Aujourd’hui, j’ai remarqué une autre petite maladie, un petit truc que je faisais avant au boulot et qui est rendu chez moi. C’est aussi un peu la raison pour laquelle je suis là à écrire encore ce soir, à ne pas être capable de rester devant la télé à regarder le vide, c’est pour ça aussi que j’ai marché en revenant du boulot, que j’ai lu 30 minutes à mon réveil, et que ces habitudes perdurent depuis une semaine déjà. Au boulot, quand je suis un peu trop débordé par les demandes qu’on me fait, je fais une liste, la liste me permet rapidement de gérer mon temps, de mettre les choses en place, mais surtout, de terminer la liste, parce que je déteste laisser des choses en plan sur une liste.

J’ai téléchargé une application sur mon iPhone, Habitify, qui me permet de faire des listes, des listes de choses que j’ai envie d’accomplir, apprendre, créer, écrire, lire et qui me fixent des objectifs selon ce que moi j’ai déterminé… Faire une nouvelle recette par semaine, faire 30 minutes d’exercice, lire 30 minutes. Ça peut peut-être paraitre anodin, mais depuis que j’ai fait cette liste, j’ai vraiment beaucoup de temps pour moi. Ah oui, j’oubliais, dans la liste c’est aussi écrit… Écrire un long texte le weekend (+800 mots) et un petit chaque jour (800- mots). Merci petite maladie mentale!





Si j’avais cru…

21 07 2014

J’ai suivi tes traces de mains dans la neige. J’imagine que tu ne t’habitues pas encore au fait que tu n’as plus de jambe. Hier, je regardais les photos du temps où tout était encore là, tu sais de quoi je parle. Le temps passe si vite. J’imagine que je ne te rejoindrai jamais, qu’il y a longtemps que tu es parti. Tu m’avais dit, souviens-toi, « Si un jour, plus rien ne marche dans ma vie, je la quitterai! » À cette époque, je ne me souviens plus pourquoi, je croyais que tu parlais de ton couple, de ton boulot, de ta vie en général, pas le fait que tu ne marcherais plus. J’ai quand même pris mes jambes à mon coup, désolé du jeu de mots, mais j’ai tenté de te retrouver, puis à un certain moment, les pas ont disparus, comme si là, sur le bord du lac pas encore tout à fait gelé, tu t’étais envolé, comme volatilisé, probablement qu’en ange tu t’es transformé. Tu croyais tellement à Dieu, à cet être grandiose, tu tentais de me convaincre même si tu savais que je ne voulais rien savoir, mais là, je dois avouer que j’ai un doute, devant le fait accompli, devant ce miracle… J’imagine que c’est plus facile de s’envoler avec un poids en moins. Où es-tu allé? Pour moi c’est un peu difficile de te suivre, tu comprendras, je n’ai comme pas les mêmes connaissances que toi, peut-être que j’aurais dû finalement. Il parait qu’il n’est jamais trop tard! Je sais, tu disais le contraire quand t’as eu l’accident et que dans ta voiture, tu savais que tu aurais pu t’arrêter avant, en fait t’aurais du t’arrêter avant, je ne sais pas si c’est la vitesse ou l’alcool qui ont fait en sorte que tu pensais plus lentement, quoi que tu te rappelles, les gens disaient toujours que t’étais pas vite vite, t’as encore voulu prouver le contraire. Je voulais juste te rejoindre, j’aurais aimé te dire que j’étais là pour toi, pour t’aider, même si je ne me suis pas trop occupé de toi, tu sais, j’étais vraiment occupé avec ma blonde, je sais que je donne plus de nouvelles bien bien, mais quand t’as raccroché et que tu m’as dit que tu m’aimais bien, je me suis dit qu’il y avait quelque chose d’étrange, que ce n’était pas dans tes habitudes de m’appeler pour me dire juste ça, surtout qu’on ne c’était pas reparler, le soir où tu es parti de chez moi, le soir de l’accident, après que Geneviève t’ait quitté pour Bob. Tu me l’avais dit pourtant que ce n’était pas une bonne idée que les deux aillent dans le sud ensemble, parce que toi tu ne pouvais pas parce que t’avais pas d’argent et que j’ai suggéré Bob à ta blonde qui ne voulait pas partir toute seule. Tsé, Bob, c’est un bon gars, tout le monde l’aime, il a de bonnes valeurs , il a une bonne job, il est célibataire depuis toujours, donc il n’a jamais trompé aucune de ses blondes. Je ne pensais pas que ta copine l’aimerait, c’est mon erreur, tu ne pouvais pas m’en vouloir pour ça, tu ne pouvais pas me mettre tes jambes sur le dos, tu sais que ce n’est pas moi qui ai bu et qui ai conduit après, tu sais bien que je ne bois pas! En tout cas, c’est pour ça je suis parti à ta recherche je vais retourner bredouille à la maison, en fin presque bredouille, j’ai trouvé ta casquette qui flottait sur l’eau.





La sale pute

29 02 2012

Ça y est, elle est encore venue aujourd’hui, deux fois en deux jours, à croire qu’elle s’attache. Je ne lui ai pourtant rien demandé, je suis là, assis, en quasi-silence sinon que mes doigts qui pianotent des chansons d’amour. À toute les fois qu’elle sonne, j’arrête, je ne bouge pas, je ne réponds pas, c’est comme de tenter de disparaître, mais sans le pouvoir. Avec la lumière, je crois qu’elle peut savoir que je suis là, s’en rend-elle vraiment compte? Je ne bouge pas, elle s’éloigne enfin, je peux reprendre. Le même foutu manège qu’hier, même heure, même sornette, à croire qu’elle n’en connait qu’une. Il faut dire qu’elle m’a laissé longtemps tranquille, ça remontait avant les fêtes si je me souviens bien. Mais là, deux fois en deux jours, elle exagère, mais je ne réponds toujours pas. Hier même, j’avais planifié mon coup, comme un pressentiment, je savais au fond de moi qu’elle passerait, comme si j’avais eu un signe durant la journée. Je me suis donc dépêché, six heures, je rentre, je ressors, je m’arrange pour faire mes trucs, être de retour rapidement, je n’aimerais pas la croiser en rentrant. Je suis arrivé sans problème, il faut croire qu’à planifier on arrive à tout. À sept heures, j’aurais pu le savoir même sans regarder l’heure, mon matou vient toujours me chercher pour sa nourriture à cette heure. J’ai tenté de lui faire comprendre que je ne pouvais pas bouger, que je devais rester immobile, mais il n’a pas compris, comme aujourd’hui d’ailleurs, j’aurais pu planifier de lui donner à bouffer avant, mais l’impact aurait été un réveil bien plus matinal demain. Elle est repassée cette sale pute, encore et encore, car elle ne passe pas qu’une seule fois, le genre de pute qui vous fait perdre toute votre inspiration, qui vous bloque dans ce que vous faites de plus passionné, encore pire qu’un coït interrompu. Cette pute, je ne l’ai jamais vu, mais je sais que c’est elle, pourquoi j’irais ouvrir, elle ne fait toujours que passer, repasser. C’est vraiment ce que je déteste le plus de l’hiver, cette sale pute de remorqueuse qui se pavane en gueulant.





St-Valentin

14 02 2012

Toune de St-Valentin

Hier tu me lançais des assiettes
Tu parlais d’lancer la serviette
Mais là tu vois poindre un peu d’rouge
Et tu t’dis qu’t’es bonne pour un jour.
Pour endurer tout ce que je te fais
En fait t’es plus capable, tu me hais
Mais le romantisme artificiel
Va a’c ton être superficiel

St-Valentin, tu me lèves le coeur
Tu n’as rien à voir avec le bonheur
T’arrives comme ça, rien que pour un jour
Et tu t’proclames marchant d’amour

Je me suis retrouvé dans de beaux draps,
Avec le champagne, le chocolat,
M’as en profiter pour te baiser
J’sais ben que demain ça va cesser
J’t’ai pas dit que j’fourrais ta soeur
À place de ça j’t’ai acheté des fleurs
Je sais bien que j’suis un animal
T’inquiètes d’main tout r’viendra normal

St-Valentin, tu me lèves le coeur
Qu’as tu donc fait au romantisme
T’es là juste pour vingt-quatre heures
Et pis le quinze tu décrisses.

Je me souviens de c’que j’étais avant
Dans le temps où je prenais mon temps
Quand je pouvais seulement aimer et
te surprendre sans même me justifier
Aujourd’hui tout a besoin de raison
Sinon tu passes pour un vrai con
L’instantanée s’est oubliée
On s’reparlera le 14 … février

St-Valentin, tu me lèves le coeur
T’as fait de l’amour une horreur
T’as vraiment brûlé le naturel
T’as fait même oublier l’essentiel

Que ça prend pas que le 14 pour aimer
Si je t’aime plus, je vais te laisser
Laisse-moi donc célébrer l’amour
Du premier au dernier jour de l’année

St-Valentin, tu me lèves le coeur…





Petit animal

13 02 2012

Ce petit animal ne dort plus. Incapable de saisir ce qui se passe, il danse seul sous un soleil écarlate. Dans ses yeux secs et bleus, c’est le ciel que l’on peut voir. Encore une autre nuit où il dormira le ventre vide. Il danse pour passer le temps, pour ne pas s’enliser dans des idées plus noires encore que cette nuit dans le désert, sept nuits dans le désert. Il fait froid tout autour et jamais le sens de ce qu’il fait n’est remit en question, il est seul et le ventre vide, tout s’explique, la folie est présente, mais lui ne l’est pas complètement. Dans un mouvement soudain il se tourne vers le grand cactus qui semble imité ces moindres mouvements, le bras dans le vent et les cheveux ébouriffés, son seul point d’ombre ne cesse de se déplacer. Comme pour compter les heures, dans une lente rotation, ce n’est pas son corps qui détourne les yeux, mais ses yeux qui ne font que suivre le soleil. Le petit animal a tenté d’en faire autant, mais c’est près de ce cactus qu’il s’est retrouvé. Lui qui voulait avoir un peu de piquant dans sa vie, il fut servi. Sa danse n’a pour but que de ne pas se bruler les pieds, bien que l’instinct de survie existe, l’instant de surplace jamais ne passe, tant que le soleil haut dans le ciel reste. Son corps qui doucement se dessèche, l’effet du temps et d’un manque d’eau flagrant. Et si je m’arrêtais, un instant seulement pour voir ce qui se passait, mais jamais il ne cesse. Les pieds dans l’ombre il fait toujours un peu moins chaud que dans l’espace où le cactus ne le protège pas. Épuisé d’une fin de journée mouvementée, une partie du cactus lui est réservé. Adosser à une partie sans épine il peut se reposer, jusqu’à ce que l’air frais l’endorme et que le froid le réveil à nouveau. Il ne dort que très peu et à découvert qu’il pouvait boire à son ami. Il est un peu pris dans par cette dépendance, car l’horizon ne lui laisse que du sable comme destination. Il n’a pas cessé de rêver et crois qu’un jour il repartira, au risque de sa vie il croit bien qu’il devra partir la nuit, car s’il ne part pas la nuit, son chemin sera pour lui fatal. Il s’est rendu seul dans ce désert et c’est pris au piège. Ces rêves ne l’ont pas abandonné. Chaque jour, un peu plus, il regarde au loin, quelle direction sera la meilleure, l’horizon est si vaste et à force de tournoyer, il ne se souvient plus d’où il vient, si son chemin le ramenait à son point de départ, serait-ce une mauvaise chose?





Mardi… Quelle journée de merde!

23 07 2008

Un autre petit texte qui ne parle de rien d’autre que du fait que le mardi ça reste une journée de merde, on entend rarement les gens s’exalter sur le mardi. Je sais qu’à textes du genre on ne me lira peut-être jamais, peut-être le prochain je l’appellerai sexe, simplement pour attirer les regards!

Pauvre petit mardi, d’où il vient on ne sait pas trop, avait-on besoin de lui? Si on décortique la semaine en tranches fines on s’en rendra compte que chacun à sa place. Je sais que ce que je vais dire là est vrai pour beaucoup de gens, surtout les gens qui font du 5 jours semaine du lundi au vendredi… pour les autres à 5 jours, je suis certain que vous trouviez votre mardi dans votre semaine de 5 jours (un truc c’est la 2e journée de travail) pour les autres à l’horaire farfelu ou international, vous verrez peut-être là un point positif à ne pas travailler du lundi au vendredi.

Le petit premier, lundi, ça débute la semaine, ça nous ramène à notre réalité métro-boulot-dodo, beaucoup le trouvent déplaisant, moi je le trouve plein de charme, n’est-il pas celui qui nous donne l’occasion de faire du voyeurisme sur les vies des autres (eh oui! je suis un voyeur à suivre sur mon blogue… Voyeur VS Exhibitionniste). Lundi dans les transports en commun, les gens partagent leur gueule de pas réveiller, de mécontent de ce retour, c’est la journée zéro-sourire. Moi je les regarde souriant, je passe généralement de bons weekend, alors pourquoi ne pas le montrer à tout le monde que je suis en train de sourire de leur petit malheur du lundi, prenez le temps de regarder autour de vous, chercher les sourires, vous n’en trouverez pas beaucoup, peut-être que si vous passez le mot vous trouverez que la moyenne sourire augmentera. C’est aussi une journée 20 % productif/20% de que c’est-il passé la semaine dernière et 60 % sociabilité. Lundi, les gens répondent à la question « Comment ça va? » de la façon suivante « Comme un lundi » ce qui est particulier parce qu’on entendra rarement la même phrase pour les autres jours de la semaine. Il faut bien commencer quelque part alors pourquoi pas lundi.

Mardi je le passe pour le traiter plus tard (voyez, ça commence mal)

Mercredi, milieu de semaine, le petit nombril de la semaine, ce qui coupe la semaine en deux, le centre des 5 jours de travail, des 7 jours de la semaine complète sur la plupart des calendriers aussi. C’est probablement la journée la plus productive au travail aussi, sur la courbe de productivité on doit être au 80 % productif, le reste varie. Mercredi reste quant à moi le roi de la montagne, après on commence la descente vers le weekend. Cette journée devrait être honorée par une journée de congé (c’est personnellement ma préféré pour prendre une journée pendant la semaine, ça coupe, ça fait de petites semaines de 2 jours). C’est tout pour mercredi, il est là, inoffensif, douillet, réconfortant.

Jeudi, l’avant-dernière, le jour de la paye, le jour où l’on 5 à 7 jusqu’à 3 h (le 5 à 7… happyhour, ça reste bien en culture d’entreprise, les gens qui sortent dans les 5 à 7 ne sont pas les mêmes qu’après 9 h le soir). Le 5 à 7 du jeudi c’est comme célébrer dans un bar la fin de semaine qui s’en vient quand il nous en reste une à faire, je dirais aussi que durant les 5 jours c’est celle où les gens sont plus heureux, ils ont des attentes sur ce qui s’en vient pour le weekend. Jeudi on fait des folies et le vendredi ce n’est pas grave si on est un peu de travers pour la dernière journée, quand tout le monde est un peu de travers, on dirait quand même que le monde tourne rond. Aux jeudis festifs et remplis de surprise, je lève mon chapeau.

Vendredi, journée officielle de la fin de semaine, dernière journée de travail, la fatigue de la veille et l’attente récompensées, car la fin de semaine est là. Le vendredi c’est la même journée que le lundi, mais inverse dans son déroulement, elle commence productive et se termine sociale. C’est la journée où même si la fatigue se fait sentir, on a quand même bien de l’agrément à sortir le soir, la pression de la semaine se dissipe pour laisser place au repos du guerrier. La préférée de beaucoup.

Le dialogue est court sur le samedi et dimanche, on se la coule douce, on s’occupe des enfants s’il y a lieu, de notre domaine de vie. On pense plus à la semaine, certains ont une pensée pour le lundi quand ils arrivent au dimanche. Moi je trouve qu’on devrait attendre que ça arrive avant d’y penser, comme ça on ne gâchera pas notre weekend. C’est semble t’il les journées qui passent le plus vite, car on n’en a jamais assez de temps pour nous et que deux jours c’est bien peu pour le faire. Certains empièteront sur le vendredi ou lundi pour faire de leur fin de semaine un moment plus mémorable. La fin de semaine c’est aussi pour les longues matinées sous la couette, les fruits qu’on mange au lit sous les rayons du soleil, les chocolatines, le café qu’on peut vraiment prendre le temps de déguster.

Mais le mardi, ce mardi, il n’a pas de place dans cette semaine. Ce n’est pas le début, pas la fin, pas le milieu. C’est presque la journée inutile de la semaine. Personne ne se demande à quand la semaine des 4 mardis, comme on le fait avec le jeudi? Personne n’est particulièrement heureux que ce soit mardi! Les commerçants vont jusqu’à s’inventer des journées cinémas moins chers le mardi pour attirer des gens, car probablement que c’est la journée la plus calme de la semaine. Merci au Festival de jazz de Montréal de lui avoir laissé une journée pour faire sa grosse soirée. Mardi c’est la journée des opportunistes en fait, on s’en sert pour promouvoir des trucs qui en d’autres occasions n’aurait pas eu le même impact. Même mercredi profite du statut de journée moche pour se prendre pour le roi de la montagne, sans mardi mercredi n’aurait pas le statut de milieu.

Mais il semble qu’on pourra ne rien y changer, sinon que notre façon de voir les choses! On devrait faire de mardi une journée toute particulière. Reste à trouver quoi faire!





Un ticket de stationnement pour avoir été en état d’ébriété

10 07 2008

Le titre est bien bizarre, mais c’est vraiment le cas… L’injustice elle est où? Et bien elle est là où elle doit être, mais on n’a pas besoin d’être d’accord.

Commençons par le commencement, je suis capable de prendre mes responsabilités. Et ceux, qui visite ou habite la grande île de Montréal savent qu’il faut se méfier quand on veut se stationner. Dû à un oubli de ma part, il m’est arrivé d’avoir un magnifique ticket (infraction/contravention) pour ne pas avoir déplacé mon véhicule de l’autre coté de rue parce que la ville c’est réservé une plage horaire pour faire le nettoyage des rues au grand plaisir de tous les citoyens (qu’un peu de sarcasme, parce que j’aime avoir ma rue propre, si cette maintenance était toujours effectuée par contre…). C’est seulement en rentrant du travail que j’ai vu léger dans le vent, retenu par mon essuie-glace, ce magnifique billet de stationnement, rédigé par un ordinateur, dirigé par un employé de la ville. Je suis bon joueur pour celui-là! C’est ma responsabilité de déplacer ma voiture, ma faute. Les seuls constats que je peux faire, c’est que ma rue n’est pas plus propre que le matin, que je pense avoir donné un sourire à un employé de la ville et j’aurai bientôt 42 $ de moins dans mon compte en banque. Jusqu’ici tout va bien, tout le monde à fait sa job comme il le devait tant pis pour moi.

Prise deux… eh oui! il y a une prise deux! Semaine de la St-Jean-Baptiste, fête des Québécois, fête de la boisson à profusion. Je n’aime pas les grands rassemblements alors je me suis retrouvé invité dernière minute dans un BBQ de quartier où une communauté assez multiculturelle échangeait bonne bouffe, bon vin et discussions qui étaient parfois très profonde et d’autre très légère, probablement qu’avec les bouteilles qui ne cessait de se vider ça n’aidait en rien. Je suis allez me coucher, à pied, pas très tard et je suis tombé dans mon lit de façon comateuse pour me réveiller le matin sans mal de tête, mais encore saoul (il y avait vraiment beaucoup de bouteilles) à me dire que je n’allais pas travailler et encore moins changé ma voiture de coté de rue… je l’ai pourtant regardée, je l’ai saluée, et je me suis dit que j’allais payer le 42 $ nécessaire, car j’aurais pu être très dangereux, même pour un coté de rue, je me suis consolé en me disant qu’elle allait être du bon coté pour le lendemain.

Et maintenant pourquoi j’écris ça? Parce qu’il y a longtemps que j’avais envie de péter ma coche sur cet événement pour les raisons simples qui suivent. Pourquoi la ville organise des fêtes de la St-Jean et qu’elle fait travailler son monde le lendemain? Aurais-je eu le droit d’écrire dans mon pare-brise : désolé l’ami, je t’aime, mais je ne peux pas déplacer ma voiture pour le bien de ma communauté! : je ne pense pas que ça aurait passé. Pourquoi moi qui ai tenté de ne tuer personne je dois payer 42 $ pour avoir pris la bonne décision? 42 $ plus la journée de boulot que j’ai perdue, plus le temps que je prends à y réfléchir… c’est pour ça que je l’extériorise, pour ne plus avoir à en parler. Je me suis même vu haïr la personne que je ne connais pas qui m’a donné ma contravention, parce que c’était deux fois la même, c’est en plus écrit sur le billet et ça nous aide à la détester deux fois plus. À tenter de penser comment peut-on faire une job qui fait que personne ne nous aime, voir que tout le monde nous déteste, mais mon coté bon coeur c’est vu la prendre en pitié, pensant que cette personne a toujours été seule, sans amis ou qu’elle n’a simplement que raté sa vie, pas fait d’étude énorme, manquée son examen pour rentrer dans la police. Mais je n’aime pas haïr les gens, surtout quand ils font des emplois ingrats, surtout quand la personne a simplement été juste parce que mon char était là et il ne devait pas y être.

Je suis bon joueur… je vais payer le total des 84 $. Ce que je trouve plate, c’est que la maudite rue, bien ce soir la quand je suis allez ramasser mon billet de sur mon pare-brise, bien elle était encore sale.