Le soleil se levait doucement sur une journée magnifique, mes yeux remplis d’eau comme le lac qui me faisait face, un café bien chaud à la main, je te voyais avec moi, là, les pieds dans l’eau, ta tête sur mon épaule. Le vent ne soufflait même pas cette idée qui me traversait la tête, parce que j’étais simplement bien, parce que le miroir qui ondulait doucement quand mes pieds se balançaient, appelait simplement à la tranquillité. Tous ces mots dit par tous, tous ces silences dit par toi, je m’ennuie que d’un, pas de l’autre. Le temps c’est arrêté, simplement un instant, un nuage trahissant son immobilité sur l’eau et de l’autre coté, la lune croissante qui retourne à son lit. J’aime le calme, j’ai le coeur rempli de ça, de toi, de souvenirs, de chose que je n’ai pas envie de voir passer, se passer de moi doucement comme si de rien n’était. Combien de fois puis-je recommencer sans effort de t’aimer? Combien de fois, puis-je risquer cette douleur qui me scie le coeur, simplement parce que je suis parti, laissant un peu de moi, un peu de ce que je suis, dans un temps donné. Je rêve de ça, de matin frais, de ta main chaude sur la mienne, de cette lumière qui ne fait pas réelle, simplement parce que c’est toi qu’elle illumine à mes côtés. J’ai envie de ces soirs d’été, où le rouge feu fait flamboyer tes yeux, ton visage, ton être qui danse au son de musique qui ne dérange personne dans la nuit. J’ai envie de le rêver, par ce que sait que ça existe, que tu existes encore.
J’ai envie de le rêver
21 07 2014Commentaires : Leave a Comment »
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Ta peau, ma belle
1 06 2014Quand ta peau m’appelle, je ne réponds plus de moi. Mon âme au diable pour une parcelle de toi. Mon être ne se pose plus de question, mon corps penche dans ta direction. Je dérive, dans ta direction pour ne pas te perdre de mon champ de vision, ton être que je dévorerais tout rond. Accrocher à ton sourire, ne penser que jamais son image ne va s’affaiblir. Hier j’ai rêvé de toi, tu revenais doucement vers moi. Je n’ai pas perdu tout ce qui était, tout ce qui sentait, tout ce que je vivais avec toi. Je me suis réveillé, les yeux mouillés, car tu n’étais plus là. J’ai rêvé, j’ai cru, j’ai souhaité encore et toujours ce mot, ce mot de toi tant de fois, ce mot dit maladroitement, parce que l’alcool t’avait fait autrement, sorti comme d’un rêve, est-ce la réalité ou mon imagination. Mais ta peau ma belle, la mienne s’ennuie de toi, son contact si soyeux, la chaleur que tu dégageais pour moi. Ta peau ma belle, l’image que j’en ai me garde avec cette sensation, de vivre encore un peu, de vivre pour de bon.
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Greedy green
5 01 2013C’est dimanche matin, le soleil perce la maison par toutes les fenêtres. J’ai juste envie d’une chose, un café. La cuisine inondée de lumière me laisse voir ta silhouette tu es déjà debout, comme toujours avant moi. Je tente de te regarder, mais à contre-jour je ne vois que tes mèches qui s’étendent dans toutes les directions, on dirait que ta nuit a été difficile, j’ai ronflé? Je prends le temps de préparer le café, je sais que tu n’en bois pas, je te verse un verre d’eau pour te l’apporter au bout de la table. Ton allure jaunâtre ne me laisse pas de glace, qu’est-ce qui se passe? Tu es malade? J’ai pris le temps de bien te regarder, ça t’arrive parfois d’être ainsi, mais jamais complètement, je t’ai manqué d’attention? Tu sembles vouloir me quitter, te laisser allez, toi qui était au début si rayonnante, pleine de vie, parfaite. Je sais, je t’ai accordé un peu moins d’importance dernièrement, j’ai la tête ailleurs, j’avais pourtant dit que je ne te laisserais pas tomber, que j’allais être là pour toi, chaque jour, chaque semaine. Tu étais la preuve que je pouvais m’occuper de moi, de m’occuper de quelqu’un d’autre aussi. Au début ça allait si bien, tu te rappelles, il y a un an déjà que tu es entrée dans ma vie. Je prenais le temps, je te regardais, te parlais pour que tu ne t’ennuies pas, pour que tu saches que je m’occupais de toi. Je sais après, il y a eu l’autre, ce n’était pas sérieux cette histoire, je sais que tu l’as peut-être pris mal, mais je ne voulais pas te blesser, je voulais me tester, un peu, me prouver que d’être capable de m’occuper de toi, ne voulait pas dire que je ne pouvais pas m’occuper d’une autre en même temps. Je vois que c’est pas le cas, tu réagis bien mal, je n’ai pas pris le temps de t’expliquer, tu es la première, la seule qui m’importe, l’autre, voir les deux autres qui sont entrées après toi n’ont pas la même signification que toi, je sais que c’est difficile à comprendre, mais je te le jure que c’est vrai. En plus la troisième, j’ai dû payé pour l’avoir. Ce n’est pas dans mes pratiques habituelles, je préfère quand on s’offre ce genre de chose. Si tu restes avec moi, je promets de me consacrer à toi, de te redonner l’attention que tu mérites, celle du début, donne-moi une chance. Je ne peux pas vraiment laisser partir les autres, je me sentirais un peu mal, tu comprends, j’espère que tu peux comprendre. Tu signifies tellement pour moi, t’as été le début, je ne veux pas que tu sois la fin, si vite, je veux que ça dure, que tu restes, tu es si belle dans ses rayons de lumière. Ne perds pas ton sens, le sens que tu as pour moi, le sens que je t’ai donné, le lien qu’on a pris le temps de construire. Ne sois pas une preuve de plus qui démontre la fatalité de ce que l’on a bâti. Peut-être te sens-tu à l’étroit ici, depuis le temps? Je pourrais te donner plus d’espaces, plus de liberté pour t’épanouir, je suis prêt à t’entendre, à te donner ce que tu as besoin, mais s’il te plait, parle-moi, donne-moi un signe. Je n’ai pas envie que tu meures ainsi, que ton nom ne représente qu’un souvenir, que la nostalgie se mêle à la mélancolie. Saudade d’un Money tree.
Sujet: Une plante d’intérieur est en train de mourir. Dites-lui pourquoi elle a besoin pour vivre.
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Qui a brisé mon coeur de cristal
3 11 2012Qui a brisé mon coeur de cristal, est-ce toi ou bien moi lors d’une histoire banale? Est-ce le vent, est-ce le temps, est-ce un peu tout ça en même temps? De rêve en réalité je me suis transformé, une partie de moi s’est brisée. Maintenant, il n’y a que le temps et un rêve changeant pour une poignée de verbe, des idéaux modifiés. Qui a brisé mon coeur de cristal, celui que je gardais dans ma petite boite animale, que je croyais protéger par ma carcasse, fracassée d’histoire que je me suis peut-être racontée. Aujourd’hui il n’y a plus rien, je patiente, mais en vain. Je le souhaiterais tout entier dans ma cage thoracique du temps où j’étais qu’un romantique. Je comble le vide d’un sourire factice, en espérant que ça restera réaliste. Et je comble mes silences d’expériences, en croyant toujours que j’aurai un peu de chance. Qu’il y est quelque part en moi, ce qui m’a déjà fait rayonner autrefois. Mais les mots lourds et l’incompréhension de mon être, la raison de ce calme plat que j’aimerais connaitre. Ma tête divague entre toutes ses pensées, je ne cesse de regarder le passé. Pensant trouver où est la clé qui mettra ensemble tout ces morceaux brisés. Mes vieux rêves disparus comme si je n’y croyais plus, les déceptions accumulées que je ne compte plus. Où suis-je dans ce brouillard opaque où j’ai marché les yeux fermés? Je veux retrouver mon chemin dans ce vide, mais marcher dans quelle direction à travers ce chemin aride? Qui a brisé mon coeur de cristal, si fragile, si pur, si brisé à présent.
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Candeur pluvieuse
5 08 2012Candeur pluvieuse, j’ai marché sous toi. Je ne me souvenais pas comment tu étais rafraîchissante. Je ne me souvenais pas non plus que c’était la première fois que j’y marchais vêtu, trop vêtu pour pouvoir t’apprécier. L’insouciance comme seule partenaire, j’allais doucement, écoutant ce que tu me chuchotais à l’oreille. Il y a longtemps que je ne t’avais pas vu douce amie. J’aimerais bien que tu passes plus souvent, c’est si inspirant, dans le temps où à l’abri tu venais simplement voir ce que je faisais, à l’improviste, sans vraiment t’annoncer, exactement comme maintenant. Mes cahiers seront mouillés, ce sera de ta faute, mais ils en ont vu d’autres. Je m’assoirai, pour regarder passer le temps, caresser par le vent, tu te souviens comme avant. D’un déluge d’idée, tu m’as encore inondé. Je ne me suis pas pressé, j’avais la vie devant moi et l’eau qui montait autour de moi. Ta présence me fascine, assis au fond de cette piscine, ayant enfin compris cette fois, mais six pieds d’eau au-dessus de moi.
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Reset
16 06 2012J’ai changé les choses, j’ai changé mon confort, mon pied-à-terre, 11 ans de ma vie avec les mêmes gens, les mêmes intentions. Je regarde derrière et seulement que quelques personnes me manquent vraiment, peut-être dû au vide d’humanité, de proximité, de relation. On ne peut pas être vraiment soi même avec tout le monde dans un milieu où on est appelé à être professionnel, à diriger les gens, à se soumettre aux valeurs qui ne sont pas toujours les nôtres. J’étais un peu fatigué de ses valeurs qui n’étaient pas les miennes, je suis parti, sans claquer la porte, dans l’intention de ne troubler personne, je suis comme ça, je n’aime pas déranger. Ce n’est pas toujours bon de ne pas vouloir s’imposer, dans sa vie amicale, dans sa vie amoureuse, c’est pour moi souvent « as is » sinon ça ne marche pas. J’ai coupé ami, travail, pour redémarrer ailleurs, pour redémarrer dans un environnement où le moi d’il y a 11 ans n’existe pas dans la tête des autres. Sans perdre mon identité, rumeurs et ragot sont simplement disparus. « Tu sais Crow, c’est un tombeur, il en a vu des femmes ici au travail! » vrai ou pas, je n’ai jamais confirmé ou infirmer ces dires, par manque d’intérêt, mais aussi parce que je sais bien qu’un non dans la tête de bien des gens laisse simplement un doute sur la réalité, même quand elle sort de la bouche de l’être concerner. Je suis donc parti, nouveau moi, vers un nouveau défi, une passion de travail qui traînait et que je ne respectais pas depuis les 6 dernières années, par peur, mais surtout parce que je ne voulais pas faire n’importe quoi, je voulais du précis et j’ai saisi l’occasion. J’ai un nouveau chez moi de travail, devant un parc, plein coeur de Montréal, c’est déjà inspirant. J’ai de nouveaux collègues, plus que je ne suis capable d’en nommer pour le moment, cinq jours c’est quand même court pour se sentir chez soi. Je suis dans un vide de connu, la seule chose que je connais dans mon travail, c’est qu’il faut que je travaille et ça je ne m’inquiète pas trop. J’ai comme un vertige dans ce vide qui m’entoure, je ne connais personne, qui suis-je? En fait la question qui se pose maintenant à moi, c’est plutôt comment arriver à ce que je suis.
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Faire les choses en plusieurs étapes
28 02 2012Choc
Paralyser, je ne comprends pas où je suis rendu. Mille pourquoi, mille comment, sans réponse valide, car le silence réside. L’avantage de voir venir les coups est une chose, mais celle de les manger en pleine gueule en est une autre. On n’a pas le contrôle sur ce qui se passe, sinon on l’aura que sur notre petite personne une fois que tout sera derrière soi. Sans mot c’est un peu ce que je suis devenu, sans aucune capacité à réagir, en ne pas ressentir, à continuer ma route.
Déni
Ce n’est pas comme si je ne le savais pas, mais je me suis dit, des fois que… peut-être que… le sombre espoir qui plane l’instant d’un soubresaut de l’humeur qui tend vers un éternel optimisme. Le temps du temps qui passe doucement, toujours trop lentement. Ça ne se peut pas, pas encore une fois, pas encore cette fois, vu à distance, mais sans réagir, on subit ce qui arrive, sans vraiment vouloir y croire.
Colère
POURQUOI??? En majuscule ça fait plus sérieux, ça sort du fond, ça arrive comme ça, un beau lundi soir où rien n’y personne n’y peuvent quoi que ce soit. Je suis trop bonasse pour exploiter la colère, je n’y trouve rien, elle est fade et ne donne rien. J’ai tenté de trouver ce que j’aurais pu dire ou faire pour l’exprimer, mais c’est en silence qu’elle est passée. Tant d’encre ne servira pas ma cause. Tant de colère, je m’y oppose.
L’abattement
C’est triste, que dire de plus. L’investissement n’en vaut pas vraiment un résultat qui sera le même. On voit s’envoler des mots, des sentiments, des silences. On fait sa chance, on la tente, on est parfois déçu. Je renommerais le tout… déception. L’abattement, l’abattoir, l’endroit où l’on se voudrait reclus parce que le monde autour de soi n’existe plus. Le monde que l’on s’est monté en tête simplement parce que les attentes étaient bien plus grandes que ce qui arriverait en réalité.
Résignation
J’ai fait tout ce que j’ai pu. J’ai donné tout ce que j’étais. Cette situation est inévitable et sans issue. C’est de cultiver le temps que de s’accrocher à ces vaines histoires sans lendemain, car même à 100 % de ma personne, je ne suis qu’à 50 % de résultat concluant. À quoi ai-je pensé? Le temps m’a donné cette avance qui ne peut être rattrapée. On mise souvent sur un facteur et c’est souvent celui qui ne se présente pas, à 11h00 le matin, pour annoncer de bonnes nouvelles.
Acceptation fataliste
Bis sur résignation. C’est la vie, cette satanée de vie qui coule sans cesse dans mes veines, qui me rend plus fort, mais toujours aussi vulnérable. Elle me rentre dedans et j’en veux encore. Viens salope de vie, me faire vivre ce que bon te semble, j’en veux encore, je n’ai pas d’autre alternative que de t’endurer doucement, des soirées durant.
Accueil
Bienvenue chez moi expérience. Ce fut vraiment un beau voyage, court, mais bon. J’en garde que des apprentissages, des souvenirs, de sourires. Demain n’est pas la veille où je serai serein face à tout cela, demain ne sera pas aussi vain qu’hier ça c’est certain. J’ai enfin accéléré le processus qui me menait à cette résultante, j’ai avoué que je l’aimais en tentant n’avoir aucune attente. Me suis-je trompé quelque part? Non, je recommencerais demain, car c’est ainsi que je sens cette vie qui coule à nouveau dans mes veines. Le voyage en valait le coup, le coup en valait la chandelle.
Laisse-moi savourer chaque moment de mon existence, laisse-moi me blottir contre ton sein. Que le temps passe et ne me laisse que des traces de ce que j’ai vécu, je prendrai que le bon et je ne serai pas déçu. L’univers m’aura laissé une bonne dose d’inexplicable, je suis bien avec cela, ma vie est plus qu’acceptable. Je ne prendrai plus à creuser pour comprendre, je continuerai ma route et la vie saura me surprendre.
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Paillasson
16 02 2012J’ai un paillasson dans le visage et je suis brouillon. Mes idées s’emmêlent sans avoir raison et le temps me blesse à sa façon. J’ouvre le rouge, pour un verre, pour que rien ne bouge. La lune disparaît doucement sous les nuages et ne laisse qu’un sombre paysage. La nuit c’est mon domaine, moi ce sombre personnage. J’ai pris le temps, un instant, et mon souffle en même temps. Où suis-je? Perdu? Non, je n’ai qu’osé pour devoir récolter. Tout c’est passé si vite, tout est allez avec la musique. Un pas de plus vers la raison, je n’ai point trouvé cette chanson. C’est une valse, une farce, un moyen de contraception pour les cons. J’ai l’espoir qui se trémousse, j’ai trouvé la solution. D’un mensonge à l’autre, mon oreille reconnait maintenant ce qui lui plait, le vrai. Ce n’est pas ce que tu fais c’est ce que tu es qui me plait. Pour ce que ça changerait, en temps de guerre, je range les armes, je n’aime pas leur vacarme. Il semble que j’ai la valeur d’un vieux dollar qui s’oxyde doucement avec le temps, tu sais ces dollars d’argent qui prennent de la valeur avec le temps? J’ose croire encore que je rêverai de ton corps, car c’est un peu ce qui me restera une fois que ta voix s’effacera, que l’odeur laissée dans mes draps s’esquivera une fois que la machine les lavera et que ce que tu es n’aura plus ce que tu étais pour moi. Tu t’es essuyé les pieds sur ce paillasson, sur mon visage comme de raison, comme une gifle que l’on donne de revers, qui marque jusqu’à la fin de l’hiver. Je pianoterais bien plus de mots, mais l’envie me manque… comme toi.
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Un aujourd’hui différent
8 02 2012Aujourd’hui, c’était différent, différent d’hier, différent d’il y a une semaine, ou deux, ou trois. Un jour qui fait du bien, un jour qui malgré un départ gris s’est pâli doucement avec les tic tac du temps. Tout à changer, à 14 h 18 exactement, sans que je le demande, comme un baume sur une plaie béante, dernièrement trop présente. Aujourd’hui, je n’ai plus eu envie d’hier. Peut-être un peu plus de demain. Il est bien de pouvoir mettre le doigt sur les choses qui nous aide à nous mouvoir doucement. Un pas, puis un autre. Dernièrement, c’était relativement du surplace, rien de bien efficace. Une avalanche de bonne nouvelle, de petits plaisirs qui ne sont pas éternels, de conversations auxquelles on donne plus d’importance simplement pour pouvoir y donner un sens à tout ce qui arrive. Un appel inattendu, un dîner bien mérité, un discours sur les attentes, ces foutues attentes et pour finir une fin de journée toute en beauté remplie de question et de sourire. Ça fait du bien à cette masse qui pour un moment s’efface, qui donne plus envie de penser, qui donne envie d’avancer. Je crois que c’était un peu le thème de la journée, rappelé mainte fois de tout bord tout coté. Ce genre de journée où on s’accroche comme à une bouée, simplement pour savourer, « Ça va? »… « Ça flotte! ». Un discours égyptien sur la suffisance qui me disait de ne pas mettre mes attentes trop hautes. Bien que ça ne changera pas ma façon d’être, ça donne tout de même la perspective d’un autre, que je ne veux pas. Je suis vrai, intense, sensible. D’un homme sans sourire qui se disait heureux, la discussion fut bonne et me fit sentir mieux. Demain, ça sera différent. Un différent, mieux ou pas? Je ne sais pas, ça sera différent à cause d’aujourd’hui. C’est parce qu’hier à exister que je serai meilleur demain.
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Je ne sais pas
5 02 2012C’est un matin gris dans ma tête et pourtant bien clair dehors, il faudrait peut-être que je sorte, déplacer l’air, la lumière. Je ne sais pas de quoi sera faite cette journée, de mots, de maux, pour sur car c’est déjà là. Je ne sais pas ce que la vie me réserve, doucement elle se joue de moi, attentive au moindre de mes mouvements. Le café, la musique, le vague à l’âme et toi. Je ne sais pas où tu es. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, je suis arrivé là. Je ne sais pas pourquoi ça tourne comme ça, mon corps sans alcool subit tout de même cette rotation sur le même axe qui me donne ce mal de tête. Je ne recule pas, je n’avance pas, statique je tourne sur mon axe. J’ai un sens sans vraiment en avoir, à force de tourner est-ce que je fais que le temps passe, plus vite, dans l’espoir d’un demain différent. Je ne sais pas pourquoi tout ça. Le surréalisme de ce que je vis me lève un peu le coeur, ne pas pouvoir vivre tout ceci à fond, être obliger de mettre ce petit bonheur de coté, d’attendre que par la pluie il soit délavé, qu’il n’existe plus qu’en traînée multicolore. Le multicolore, c’est un peu comme les souvenirs, on reconnait le fond, mais pas nécessairement la forme. Je ne sais pas combien de temps (et sonne la chanson de Stephan Eicher dans ma tête), il me faudra pour cesser de penser à toi au hasard des jours. Je ne sais pas ce que c’est tout ça… mais je sais que je suis, saoul de toi.
En prime… Stephan Eicher « Combien de temps »
L’ombre de mes cils un seul regard
L’ombre de mes cils comme un rempart
Le plaisir facile les amours d’un soir
Meurent d’un oubli subtil dans le nœud d’un foulard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois, je bois
Et je suis saoul de toi, saoul de toi
L’ombre de mes cris flèches invisibles
L’ombre de mes cris comme une cible
Les mots inutiles sourires illusoires
À vos questions futiles, je réponds au hasard
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois, je bois
Et je suis saoul de toi
Ces jours-là j’ai de la peine
À vivre loin loin de toi
J’ai de la folie plein les veines
Je bois, je bois et je suis saoul de toi
Combien de temps
Combien de temps combien de temps
Si on restait face à face sans un mot
Sans une gomme qui efface
Combien de temps combien de temps
Et je bois, je bois et je suis saoul de toi
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