Reste toujours

30 10 2011

Je marque ta peau fragile de mon regard indélébile.  Et d’un geste agile tu te défiles dans cette file,où cent gens attendent patiemment. Le temps s’arrête ainsi que les gens, mais toi tu cours dans ma tête. Tu ne t’arrêtes pas, même pour penser à moi. Le sommeil aussi fragile que mon coeur et l’amour qui me lève le coeur encore. Combien de temps solitaire devrais-je encore taire? Sans toi ou seul, il n’existe pas de différence. La chance que tu me donnes en me poignardant tristement ainsi. Toujours plus de sang pour encrer mes maux. Toujours plus de trace de cet amour qui s’efface. Je me confine une fois de plus dans cet espace qui me dépasse. La sortie au bout du couloir et cette grande envie qui en moi se prépare. Je ne répéterai jamais assez ces mêmes mots qui ont marqué mon coeur calciné. Combien de fois encore je savourai ton corps, à m’attacher à toi comme si je n’avais plus d’existence. Et sinon à qui sera la chance, de me découvrir et d’à petit feu me laisser mourir.





À bout de souffle…

16 10 2011

Je me suis reposé, un instant, simplement pour reprendre mon souffle. Tu es passé, comme le vent souffle. Doux, apportant un peu de fraicheur en mon coeur. Mais comme tout se termine au fur et à mesure que le soleil m’illumine. Tu es partie, as-tu donc vraiment été là un jour dans ma vie où je souffrais d’ennui? Je ne sais plus, je ne crois pas, mais je pense tout de même à toi. Comme ce vieux rêve que l’on fait enfant tu reviens très souvent, me hanter, me serrer et me laisser. Je ne pleure plus, je ne sais probablement plus. Immunisé mon être regarde, vide et encore plein d’espoir. Je tente de m’accrocher à de vieux rêves, à ce que mes parents m’ont laissé et je me rends bien compte que ce n’est pas pour moi, tout ça. Ce n’est pas pour moi, parce que je ne le peux pas, je ne le veux pas. Tout ce que j’ai vu jeune, tout ce que j’ai regardé plus vieux, je garde vraiment ce que je veux. Aujourd’hui je garde ce que j’ai le plus désiré, un simple rêve, un simple espoir, une passion constante de renouvellement différent, un sourire, un baiser, une nuit où seule la température pouvait justifier de l’intensité, et bien sur toi, et moi. Je veux sentir de ressentir une nouvelle fois. Toi qui n’es personne et tout le monde à la fois. Toi qui n’as pas de nom sauf le moment où tu passes dans ma vie. Toi avec qui le lien tisser restera pour la vie. La durée de ce moment n’existe pas. Le moment où tu seras remplacé par une autre toi, c’est probablement toi qui l’écriras. De cet échange, cette douce tendresse ne restera avec le temps que de doux souvenirs d’une relation qui fût probablement à bout de souffle.





Chaque matin

18 09 2011

Chaque matin les saisons longues rendent l’amour lourd
Chaque matin se cache une histoire qui fait rêvé
Chaque matin jusqu’à ma mort, le sourire aux lèvres,
Je partirai vers elle





Vivre… c’est mourir un peu

18 07 2011

Aujourd’hui, malgré le soleil, les journées sont sombres. Je cherche dans un rayon donné la lumière que je ne reçois plus de toi. Toutes ces journées sans toi. Mais qui es-tu? Je repasse sans cesse toutes ces histoires qui n’ont pas fonctionné, je cherche sans cesse quelque chose que je n’aurais pas capté. Je repasse en boucle tout ce qui me reste de toi, de souvenir, de mes rêves à moi. Je panique en détresse, l’impression que le temps me délaisse, même s’il n’existe pas, les années ont un effet sur moi. Où est-ce tout qui ferait un toi, où est-ce tout pour moi. N’ai-je points jamais eu la chance d’aimer au point de vouloir en crever, n’ai-je pas d’un revers de la main essuyé cette larme qui t’étais destinée. En silence, le temps d’une danse, d’un simple regard sans au revoir. De rêve en rêve, j’ai espéré qu’un jour tout allait arrêter, toi sur moi, synchroniser avec le temps qui passe, qui m’agace. On parlait de nous aux majuscules, de toi auprès de moi, de nous dans le temps soufflé par le vent. Le vois-tu mon rêve délicat qui s’est brisé tant de fois? Je n’ai rien demandé, souvent qu’un baiser, mais sans arrière pensé, j’étais bien avec toi, je n’ai été que moi. Aujourd’hui, je tente de convaincre mes viscères que la passion à eu raison de ce que je suis, ce que j’étais, ce que je m’ennuie être. En moi s’écrie une voix étouffée par moi, une voix qui t’appelle toi, chaque fois. Pourquoi suis-je rendu là seul encore une fois? C’est comme si le monde s’était arrêté pour que je puisse le regarder, un instant, sans moi, sans toi, sans ce que j’ai toujours voulu de moi. J’ai eu peur, trop peur. J’ai eu mal, trop mal. Douleur et torpeur, je me suis empêché d’avancer vers ce que j’ai toujours rêvé. Je me suis poussé de toi simplement pour ne pas avoir froid. Aujourd’hui, assis seul devant tout ça, je me pose tant de questions, où est rendue cette passion. Je ne peux plus vivre de raison, elle ne m’appartient en rien, où est ce feu qui me consumait, où est ce feu qui m’enflammait à tout moment simplement parce que tes yeux sur moi se posaient. Ma raison en rage s’est transformée, je ne peux pas la supporter, je ne suis rien d’autre que cet animal, agile, fragile, qui ne demande qu’à s’exprimer. J’adresse cette maladresse avec un peu de tendresse et souhaite à ce jour que tout redevienne, de ce dont je me souvienne, pure passion jusqu’à ma réelle disparition.





Le matin : Est-ce la faute d’hier ou de demain?

9 07 2008

Pourquoi y a t’il des matins comme ça, si différents les uns des autres, où même le goût du café prend un goût différent sur la langue? Pourquoi y a t’il des matins où je me lève tout sourire et pourquoi ces temps-ci je me lève si vide de tout sens? Est-ce la faute de ce qui s’est passé hier? Hier au sens large, un hier sans fin qui remonte aussi loin que ma tête peut même plus se rappeler par elle-même? Pourquoi on ne réinitialise pas cette humeur chaque jour, pour au moins avoir la chance d’avoir au moins un sourire au réveil? Faudrait-il encore être capable de plus se rappeler de nos rêves au réveil et cela serait bien moins drôle, car qui n’aime pas se rappeler d’une chaude nuit de sexe même en rêve, ça donne le sourire en coin au matin.

Par chance on peut changer d’humeur durant la journée, les gens sont si différents et remplis de surprise qu’on ne sait pas à quoi s’attendre, mais pourrais-je avoir au moins le plaisir d’un instant de matin, je demande juste la première heure (au moins) où le sourire est inconditionnel, où le café est bon, où tous les tracas ne sont pas encore allumé dans la tête comme la lumière des phares qui va et qui revient. Juste un petit moment de douceur qui fait que la pluie me joue des airs plus doux pour accompagner chacune des gorgées de ce café qui semble meilleur.

Je me couche chaque soir en me disant que peut-être demain, peut-être lui, me fera oublier hier et me lèvera tout sourire accompagné de café. On se couche souvent plein d’espoir que demain sera vraiment plus beau, mais on sait très bien que la vie est remplie de surprises, comme quand on attend Noël, on rêve parfois d’un nouveau vélo, mais on finit par se contenter du cadeau qui nous est donné.

Mais ça, c’est ma vision de ce matin, une perception plutôt noire de mon humeur basée sur ma nuit, sur hier, sur un café pas assez entamé, sur ce que je rêve de demain.