Il fait frais, il fait froid, un peu comme mon verre, un peu comme moi. Le mercure doucement descend un peu comme mes verres, un peu indécents. À la recherche de chaleur, à la recherche d’un toit, de toi, de moi, je ne sais pas. Je m’assois sur un tabouret, tout bourré, sentant un peu la fumée, sans feu. Je recommence à outrance, en espérant que ça change, en espérant toi que je ne connais pas. Il est dans tes yeux le feu, sans fumée, sans moi. Il brille de mille feux, sans fumée, sans bois. Je bois, sans fumée avec ce feu à côté de moi, dans tes yeux, je le veux, je le vois, je le bois. Je me vide à verre plein et je me plains à verre vide. J’ai cette tendance et je recommence, j’ai du rythme à outrance. Je ne tente jamais ma chance. Je n’ai peut-être pas assez froid. Ou peut-être trop froid, le coeur gelé, sans haut-le-coeur, encore, mais sans être sans coeur. J’ai pris froid quelquefois, quelque part ou quelqu’un, il y a quelque temps, je ne sais plus pourquoi, mais j’ai froid. Puis je pense à toi, souvent sans vraiment prendre le temps, parce que ça arrive, sans que je sois toujours ivre. Quand mes yeux tombent dans les tiens, au lieu de t’embrasser je bois chaque fois sans fin. Mes lèvres se taisent à tort. Puis viens le temps où tout ceci prend fin, où je paie en vain et où je m’en vais. Dehors je vais, il fait toujours froid, mais beaucoup moins que moi. J’ivre au lieu de vivre sans savoir ce qui m’arrive. Quelque chose fond ou je confonds à boire tous ces fonds sans fin, toujours je me retiens.
J’ivre
2 10 2018Commentaires : Leave a Comment »
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Les petites maladies mentales
13 10 2016Je suis là sur le divan, incapable de me concentrer, j’ai la tête qui déraille, à gauche, à droite. Je me sens pris au piège, obligé, je ne peux pas rester là. Je ne sais même pas pourquoi je viens écrire ici, je ne sais même pas ce que je suis censé écrire ici, j’ai joué avec mes petites maladies mentales et me voilà, encore à tapocher des mots sur un clavier qui me reconnait par mes empreintes digitales. Des petites maladies mentales, on en a tous, des petites manies obsessives qui des fois pourrissent notre vie, des fois nous font sentir bien. Par le passé j’ai eu des petits moments où ça ne servait à rien, classé des punaises par couleur sur un tableau de liège, classé tous mes achats compulsifs en ordre alphabétique, acheté compulsivement, d’abord des CDs, puis des DVDs. Aujourd’hui tout ceci est disparu, sans laisser de trace, sinon que j’ai des CDs et des DVDs bien classés et faciles à retrouver. Je ne classe plus, je n’achète plus ces trucs. Aujourd’hui ce qu’il en reste, peut-être les livres, mais les livres je passe à travers, il ne reste pas sur une tablette, je lis, puis je passe au suivant et mes livres se promènent de mains en mains. J’ai concentré ces obsessions dans mon travail, j’analyse des données, des tas de données que je classe, pour les autres, ceci me sert énormément, avec ma tête toute logique, je vois des tendances dans ce que je classe, ça sert, croyez-moi. Aujourd’hui, j’ai remarqué une autre petite maladie, un petit truc que je faisais avant au boulot et qui est rendu chez moi. C’est aussi un peu la raison pour laquelle je suis là à écrire encore ce soir, à ne pas être capable de rester devant la télé à regarder le vide, c’est pour ça aussi que j’ai marché en revenant du boulot, que j’ai lu 30 minutes à mon réveil, et que ces habitudes perdurent depuis une semaine déjà. Au boulot, quand je suis un peu trop débordé par les demandes qu’on me fait, je fais une liste, la liste me permet rapidement de gérer mon temps, de mettre les choses en place, mais surtout, de terminer la liste, parce que je déteste laisser des choses en plan sur une liste.
J’ai téléchargé une application sur mon iPhone, Habitify, qui me permet de faire des listes, des listes de choses que j’ai envie d’accomplir, apprendre, créer, écrire, lire et qui me fixent des objectifs selon ce que moi j’ai déterminé… Faire une nouvelle recette par semaine, faire 30 minutes d’exercice, lire 30 minutes. Ça peut peut-être paraitre anodin, mais depuis que j’ai fait cette liste, j’ai vraiment beaucoup de temps pour moi. Ah oui, j’oubliais, dans la liste c’est aussi écrit… Écrire un long texte le weekend (+800 mots) et un petit chaque jour (800- mots). Merci petite maladie mentale!
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