E

21 07 2014

Encore, l’espoir éternel, étoiles étirant l’entière effusion d’émotions enflammées. Essuie l’essence échappée. Étends l’enfant en toi, emmagasinant l’essentiel de l’être extraordinaire. Étiqueté excessif dans cet établissement endormi je m’émerveille. Expérimenter l’esprit, estimer l’explorateur érudit, envier ton esprit. Équilibrer l’empreinte de ton être en moi, esquiver l’érection éphémère et t’enlacer encore. T’embrasser, m’émerveiller, encore l’élue exceptionnelle, émouvante. J’entretiens l’essence enflammée espérant qu’elle est éternelle. Exaltation exquise par l’expérience exténuante de l’exercice exotique entretenue encore… et encore. Nous échouons ensemble, enlacer et épuiser. En enfermant en enclos l’essentiel de l’exploit, j’exécute, excité, l’exploration de l’entrejambe encore engourdi par l’engouffrement de l’engin enflé. Excessif sans excuse, je n’exagère en rien. L’étincelle étourdie de l’étrange être dont j’escalade l’espace. Soit mon esclave, entre, enroule cette étoffe, je serai, l’époux épicurien, n’esquive en rien mon épée que j’enfouit, encore et encore en ton être excité. À l’entracte, tu ne voudras que m’engloutir, d’ennemi embrouillé je deviendrai cet ermite énigmatique, émouvant, envieux, explorateur et épris. Épargne enfin l’être que je suis, étire cet entretien, embrasse-moi éternellement.





Mourir c’est vivre comme le feu

7 08 2011

Qui m’a allumé ainsi un beau jour dans ma vie. Comme cyclique, j’ai été conçu à la lueur de ton front, un soir d’été et d’humidité. Depuis je brûle, je me consume, doucement, dépendant comment la vie me nourrit. Toute ma vie, je n’ai été que crépitements, ici, là, à simplement faire briller l’oeil solitaire des gens qui traversait doucement ma route. Fixe et instable, à la croisée des chemins je reste là, et tout passe, comme le vent qui me calme un instant. J’illumine la nuit d’une rougeur vive, le rouge de tes joues à la candeur d’une caresse. J’ai vu passé plus d’un passant de passage, toujours le même paysage. Tu as traversé le temps, mon espace, un temps dans mon espace que je ne peux jamais fuir. J’ai vu la mort, la vie, l’amour de façon douloureuse, d’un regard triste et chaud, j’ai caressé ta peau. Parfois, d’une main habille on m’a entretenu, tenu d’être ce que je faisais de mieux, réchauffé. De torrent d’eau salé on m’a saboté, un jour où plus faible, j’avais ce même labeur, cette même chaleur. Même en braise, j’ai osé demeurer, le temps qu’on m’affectionne et qu’on me redonne l’allure des feuilles d’automne. Je suis feu, je suis automne, je suis l’âme brûlante, paranoïa du mouvement, je suis ce que je serai jusqu’à ma mort, vivant.