C’est comme l’autre soir, il faisait tout gris dehors même si le blanc tentait de s’installer, j’étais seul et je réfléchissais à un truc. Un truc sans importance, un truc comme plein de choses que l’on pense quand l’esprit vide et livide, on aimerait mieux avoir la tête vide. En un seul éclair j’ai senti un malaise, rien de physique, mais plutôt quelque chose de cosmique, de pas expliquer, d’une rare étrangeté. Ça, ça m’arrive souvent sans crier gare. Une sensation bien désagréable, à quoi suis-je connecté? Sensible, je sens, trop, tout, tout le temps. Quand le vent tourne, toujours, un éclair de génie, quelque chose qui me détruit. Je sais toujours où regarder sans ces instants d’obscurité, je regarde cette plaie qui s’ouvre et je fous les doigts dedans, simplement pour que ça soit encore plus douloureux. Je ne m’explique jamais comment ni pourquoi, je sais, je sens, je subis. Si les gens ne croient pas que l’on puisse communiquer sans mot, je leur laisse leur croyance, leur innocence. De l’attentif à l’instinctif je deviens au quart de tour. Ce qui est le plus triste, c’est que je reste là, comme si la tête en l’air je regardais ce piano qui tombe du 40e étage et qui s’affaissera droit sur ma gueule. À tout coup, c’est plus fort que moi, j’espère que le vent changera sa trajectoire unique, moi. J’ai ce sombre pouvoir, donné aux animaux, l’instinct, l’instant de me protéger, mais je reste là, j’attends, il ne me tombera pas encore dessus… ce foutu piano.
Sentir
4 02 2012Commentaires : 5 Comments »
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Je n’étais pas là
4 02 2012Cette semaine tu m’as appelé, bouleversé dans mes idées je n’ai même pas su t’écouter. Trop concentré à me rendre triste d’un travail qui commence à m’écoeurer, je n’ai pas entendu les mots que tu étais en train de me prononcer. Il me fallut au moins deux jours, deux nuits, avant de comprendre ce qui se passait dans ta vie. Dois-je maintenant t’appeler chez toi ou chez lui? Seras-tu encore dans cette routine à voyager, entre un amour impossible et ce havre de paix. Un message chez toi je laisserai. La distance de ces phrases que tu as prononcées avec une grande tristesse me touche aujourd’hui, je l’écris ici, car tu sais, parfois les mots me manquent même si tu m’as fort encouragé dès la tendre enfance. Le mot me manque, ceux qui sont capables de résonner hors de moi. Cette semaine quand tu m’as dit que c’était finit, je n’ai pas eu d’empathie, trop pris par ma petite vie. Aujourd’hui, je cherche les mots, pour te dire ce qui me vient à l’esprit, comme si maintenant j’avais compris. J’ai déjà dit qu’on ne voulait pas dire à nos parents ce que l’on n’aimerait pas entendre nous raconter, mais aujourd’hui c’est simplement dans mes bras que j’aimerais te prendre. Consoler cette peine liée à une décision qui est vraiment la tienne. Les temps seront peut-être plus gris dans les jours qui auront suivi. Mais sache que je t’aime en vie, les années passent si rapidement et je n’aurais pas aimé que tu les passes dans une tristesse plus profonde, à vraiment apprécier que deux jours sur une semaine complète. Sache que ta vie t’appartient et que même si je n’ai pas montré de soutien, je suis là pour toi. Sache que le plus beau de la vie, il n’y a que toi qui l’écris.
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Étiquettes : Amour, Famille, Temps, Vie
Catégories : Amour, Solitude, Tout gris
Les mains vides
29 01 2012Je suis arrivé les mains vides. Rien à déclarer, ni la moindre idée où j’allais aller. Un monde si vaste devant moi et pas la moindre idée de ce qu’était en fait une idée. Je suis arrivé les mains vides, avec la seule envie de pleurer, je suis né. J’ai rempli ma tête de mille et une idées, j’ai rempli mon lit d’aventure que jamais je n’oublie. Aujourd’hui tout est vide, le moindre des racoins de mon esprit cri, tout sonne écho, je n’ai rien fait comme les autres, je n’en ai pas envie. À la course vers le bonheur, je ne suis quand même pas dernier, si je me compare aux autres, je n’ai pas pris le même chemin, doucement j’ai marché, à l’opposer de ce qui avait été pour tous déterminer. Femme, enfants, chien, maison, vie rangée, bien souvent malheureuse, j’ai échoué selon la nature humaine forgée à coup de catholicisme, dans les années de colonisation qui voulait que l’on peuple et repeuple. Peuple et repeuple s’en vont en bateau… qui qui reste? Il ne reste que des gens aigris ou simplement gris, sans lumière, sans odeur particulière d’avoir achevé quelque chose. Je n’ai pas d’enfant, j’ai aujourd’hui convenu qu’il se pouvait que je ne laisse rien derrière moi. Je suis arrivé les mains vides, repartirai-je ainsi? Ceci ne me fait plus peur, ceci me désillusionne un brin, je m’enlace dans un divan pour regarder le temps, pour regarder ce que les autres ont fait, pour oublier ce que je n’ai pas fait. Mes projets empilés que je garde pour moi, cette fenêtre sur une partie de ce que je suis, de ce que je veux et des mots mensongers sur ces projets qui m’attendent et auxquels je ne consacre pas de temps, un peu comme ma vie. Je me refais cette liste de choses à faire, de projet à écrire, Lydia, Chaque matin, Des Lettres, tant de projets qui dorment avec moi. Je suis en deuil continuel, je regarde ma vie mourir à petit feu et je me frotte les mains pour me réchauffer. Chaque mot s’effrite dans le vent d’un appartement trop vide, dans le ventre d’un écrivain trop peureux. J’écris ici en silence de ce que je suis vraiment, peur de jugement, peur d’avoir peur, phobophobe que l’on appelle. Je brule ma vie comme une chandelle à espérer une muse qui restera, la vie est courte à ce qu’on dit et être bien en dépit de l’image, n’est point donné à tout le monde. Je me suis fait l’amant temporaire d’histoire déjà décomposé, je me suis laissé aimer et j’ai aimé à en perdre la tête. Aujourd’hui, le vide remplit ma vie. Je l’ai créé et je l’ai alimenté, j’ai fini par créer le vide de toutes pièces. On dit que sur terre, le vide n’existe pas, j’ai l’impression d’être continuellement dans la lune. Mais j’ai cette rage, cette voix qui crie profondément de la laisser sortir, elle aussi je l’étouffe doucement à coup d’éthylène bien placer, juste au bon moment, quand les idées reviennent en même temps que cette tristesse qui m’assaille l’âme et me rappelle ma solitude. Je n’ai besoin de rien, me dis-je bien souvent, mais la peau douce d’une femme me fait sentir le contraire. Je n’ai jamais été avare, une seule me suffit, que je puisse adorer, surprendre, chérir. Maintenant, le vide est complet, il ne me reste que des points d’ancrage précis, vitaux, rares. Le temps me laisse l’opportunité de vieillir encore un peu, je suis maitre de ce que je fais et immobile je tente d’arrêter le temps, innocemment. J’ai fermé la porte derrière moi, j’ai pensé qu’il était mieux ainsi pour ne pas avoir froid. Maintenant je suis de glace, de pierre, et je n’ai qu’envie d’une chose, de ne pas repartir les mains vides.
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Étiquettes : 300, espoir, Vide, Vie
Catégories : Bonheur, Douleur, Me moi
Dès l’ivre moi
15 01 2012Je veux vivre, ivre, sinon plutôt mourir. Ivre d’amour ou d’ivresse que le tanin m’en prie. Te priant de tes caresses sur ma peau ou dans ma bouche. Que ta chair me touche et que je goûte sans répits jusqu’à la lie, étendue dans mon lit, ne part pas. S’il te plait ne part pas comme le temps qui passe et me laisse ces souvenirs qui t’effacent doucement de moi. Ton goût disparaît au matin et j’ai encore envie de toi, même si tu n’es pas là. Le froid me fait hésiter un instant de sortir, mais en fait c’est moi qui ne veux plus m’endormir. Que le temps qui passe, qui passe sans moi, sans toi, sans ces souvenirs de gens qui disparaissent, sans les deuils que l’on se fait à nous même, sans cesse, parce que c’est aussi ça la vie. La distance qui me sépare de mon enfance apporte de plus en plus de souffrance. D’un deuil à l’autre, je ne peux plus me sentir, je ne peux plus te voir mourir, chaque nouvelle fois. D’un ton sévère, je me dis dans un cri qui m’arrache la gorge « ASSEZ! », même si je ne m’écoute jamais. Comment puis-je me laisser ainsi, ton amertume me rend fou, j’en veux encore, je veux boire ton corps jusqu’à la toute fin. Jusqu’à ce que je te crie « reviens » et qu’une d’une froideur ridicule, tu ne daignes même pas osciller la tête vers moi. Ton dernier souvenir sera tes pas et cette douceur que tu avais, quand tu descendais en moi.
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Étiquettes : Amour, passion, Temps, Vie
Catégories : Amour, Sexe
Tout est parfait
11 01 2012Hier, je me couche à 22 h, je me lève à 4 h, mon 6 h de sommeil est fait, la nuit est faite. Je tourne d’un bord, je tourne de l’autre, je tourne dans mon lit sept fois avant de me lever. Il est trop tôt, même le soleil n’a pas pensé à se lever. Sur internet, je Google, Facebook, WordPress, StumbleUpon, mais rien ne se passe encore. Le tour est fait rien ne va plus. Jus d’orange, douche, habille, chat, mais n’habille pas le chat, sort dehors, trop tôt, rentre à nouveau, trop froid. Change de manteau, je m’assois parce que trop tôt, je finis par avoir trop chaud, je sors je serai tôt au boulot. Je me branche sur mon radio, plus rien n’existe, le temps en suspend et que moi qui subsiste. Déjà arrivé, je dois traverser, Métro, boulot… café chaud à mon bureau. La journée file, les problèmes défilent, je suis en contrôle et même parfois drôle. Midi tapant, je sors en courant, j’ai perdu ma coiffeuse, elle m’a laissé une note sur la porte, déménagée ailleurs. Je vais ailleurs, je la retrouve, enfin une pause, cheveux dans l’eau, je n’ai plus envie de rentrer au bureau. L’après-midi plus de folie et finalement quatre heures et demie, je suis parti. Métro, radio, maison, chat, mange (mais ne mange pas le chat), musique. Il fait calme, surtout dans Facebook, Google, WordPress, StumbleUpon, tout est encore là, personne n’a parlé, j’ai l’impression d’être seul, en fait je suis seul. J’accroche ici, un peu de ça et là des mots d’une journée typique, sans importance, vécu en solitaire un mercredi soir (on peut prononcer souaire pour que ça rime). Je me suis fait à manger, je suis prêt à aller me coucher, j’ai entendu la mer, on est vraiment mercredi soir. Tout est parfait… J’ai eu cette discussion souvent, avec beaucoup de gens qui me disait, « La perfection, ça n’existe pas! ». La perfection existe, j’ai eu une journée parfaite, avec ces hauts et ces bas, des perfections et des imperfections, des qualités et des défauts, des satisfactions et des déceptions, l’importance de cet équilibre, être simplement adepte de cette vie qui n’est pas parfaite, tout ça la rend justement… parfaite.
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Étiquettes : satisfactions, Vie
Catégories : Bonheur, Solitude
Recherché
5 01 2012C’est à coup de hache que j’ai vidé son crâne. Je voulais savoir ce qu’il y avait dans sa tête. Je me suis élancé plusieurs fois pour faire face à ce vide toujours plus rouge, toujours plus vide. Depuis le premier coup, plus rien ne bouge, je suis à me demander si son discours sur l’amour n’était pas moins vide que son corps maintenant livide. Je voulais voir ce que ses mots cachaient, ses mots tant de fois répéter simplement pour rappeler, pour ancrer, pour infiltrer la tête de ceux qui voulaient bien l’écouter. L’amour, l’amour, toujours un sujet où les verbes utilisés peuvent plaire autant que blesser. Comment il a pu? Est-ce moi qui avais mal compris? Il est trop tard maintenant pour tout remettre en place. Je n’ai plus le coeur à l’ouvrage, il me lève enfin. Mes pieds glissent dans le visqueux de ses paroles encore sur le sol. « Je te le jure sur mon sang » qu’il me disait, « je te le jure sur la tête de mes enfants », juste avant que la lame ne fasse qu’une avec son arcade sourcilière qui s’est rapidement ouverte pour laisser sortir un peu plus de mensonges. N’était-il pas heureux juste avant de fermer la porte de chez elle? Juste avant de mentir de tout son être à lui-même? C’est la bête que je voulais voir, celle qui mélange tout, celle qui saoule l’être de mille tentations. Celle avec qui je marche depuis des lunes et que je connais sur le bout de mes doigts. Je voulais voir sa bête, ce qu’elle faisait encore caché dans les limbes de son corps tout entier. Je ne l’ai pas trouvé. J’ai déposé le manche et un genou sur le sol, dans la marre visqueuse de ce qu’il restait de lui j’ai compris. J’ai compris que je fus bête de chercher en lui la bête, car c’est probablement l’homme que je n’ai pas trouvé.
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Catégories : Colère, Et que ça saigne, Troubles
Et si…
16 12 2011Et si un jour je suis triste grâce à elle, je pourrais me consoler en collant les petits bouts de bonheur que j’aurai eu au cours de ma vie. Un mélange de mots, d’images et de souvenirs simplement pour me rappeler qu’un jour ça a été. Cette musique qui rappelait l’autre, quand l’autre couchée à mes côtés dans l’obscurité rêvait d’un demain qu’on ne croyait pas aujourd’hui. Des odeurs, sa peau ou cette odeur qui se mélangeait quand nos corps s’enlaçaient pour ne faire qu’un, un moment seulement qu’on aurait suspendu dans le temps, à cet instant. Cette douceur dans les yeux, sur la peau, un heureux mélange qui me fait encore sourire. Quand je ferme les yeux, j’y suis encore, j’y suis bien vivant, un instant où je me surprends à oublier que je suis là, las et seul dans le noir de mes plumes. Une courte période où elle fut ma muse, mon inspiration et mon intension. On imagine des histoires, on se fait des histoires, on tente d’oublier, de boire. Au matin on se souvient que notre lit est bien vide, que son charme s’est envolé dans les premiers moments de clarté. D’une fois à l’autre, on ose rêver, on ferme les yeux simplement pour s’imaginer… Et si?
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Étiquettes : Amour, Femmes, Vie
Catégories : Amour, Femmes
Premier
4 12 2011Être le premier, se démarquer, sortir du lot pour se faire remarquer. Ne pas apporter de réelle différence, sinon que le silence. Être vénéré par des gens qui aimeraient être premiers, être oublié par la masse qui n’en a rien à cirer. Avoir réussi, au dessus de tous ceux qui voulaient la même chose, avoir réussi dans ce que l’on voulait aussi. Être le seul, l’unique, maintenant, pour combien de temps? Être devant, décider, contrôler la masse derrière, dernière. Être le seul, être seul. Atteindre, goûter, savourer, arriver au bout de tout. Atteindre un but, le bout. Ne pas voir autour, ne pas attendre notre tour, ne pas s’ouvrir, souffrir. Ne pas avoir la force, la masse, le groupe. Ne représenter personne, ne représenter que soi, égoïsme par choix. Ne pas s’unir, devenir, ne pas avoir le poids, finir derrière de quelques pas. S’allier à soi, ne pas comprendre pourquoi, s’isoler, devenir seul, penser que c’est bien. Arriver au bout de sa course, au bout de sa vie, être vide, mourir.
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Étiquettes : mort, Vide, Vie
Catégories : Absurde, Justice, Perceptions
Je lui ai dit…
27 11 2011Je lui ai dit, arrête de mourir. Il glissait doucement, en silence, entre les doigts de la mort, mais toujours là, pas tout à fait à elle. Quand je lui ai dit, il n’était pas là, du moins pas totalement, au moins un peu, je sentais encore ses doigts qui n’avaient rien perdus de leur chaleur. Quand je lui ai dit, c’était en silence, moi, lui, les deux ont étaient en silence. Moi, je savais que plus rien ne serait pareil après, lui j’imagine qu’il s’en doutait, du moins un peu quand il a senti les larmes coulées de mes yeux. C’était le genre de moment qui dure trop longtemps mais en même temps jamais assez. J’aurais eu jamais assez de force pour le retenir totalement, au début j’étais seul mais après c’était pareil. On est tous un peu seul dans ce genre de moment. Il faisait si noir dehors, je crois que j’aimerais mieux mourir quand il fait noir aussi. J’ai eu la chance de lui dire avant de partir, on croit souvent avoir tout dit, mais il me restait quand même une petite chose qui s’est finalement échappé de ma bouche. Des mots tristes qui brûlaient mon être, mes enfants qu’il ne pourrait jamais connaitre. Puis c’est arrivé, c’est arrivé ou pas, en fait tout c’est arrêté, le temps, sa vie, la nôtre aussi. Aujourd’hui ça fait longtemps que ce moment est passé et encore malgré les souvenirs, malgré le temps qui passe, malgré ce qui nous reste, je lui dis encore, arrête de mourir.
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Catégories : Douleur, Justice, Tout gris
Faites comme chez nous
31 10 2011À quel moment dans l’Histoire on a oublié de changer l’expression « Faites comme chez vous » ? Dans l’Histoire où on accueillait nos voisins comme s’ils étaient vraiment chez eux on a oublié un facteur, le temps. Le temps du changement, de l’arrivée des autres, des gens d’ailleurs, des gens qui ne venaient pas d’ici, des gens qui n’ont pas toujours choisi de se retrouver dans se pays. D’un passé colonisé, on s’est infligé de s’y confiner, par habitude ou par hospitalité, on a oublié notre identité. Qui sommes-nous aujourd’hui sinon qu’un peuple en recherche d’identité, de liberté. Certains crient haut et fort que le temps est venu d’être un seul peuple, unique et uni au travers des mêmes valeurs. D’autres, par peur, ne veulent pas avancer, changer, se rallier à cette opportunité d’être enfin tous rassemblé. La peur de perdre ce que l’on a déjà, la peur de l’inconnu qui effraie chaque fois. D’autres, comme moi, critiquent plus la méthode que le geste et critiquent plus la direction que le but ou la finalisation. L’étanchéité de cette décision qu’un parti prend sans distinction. L’opposition entre l’ouverture et la fermeture, la protection et l’exploration de ses nouvelles propositions. Dans ce message de liberté que certains partis peuvent présenter, je vois l’absence de choisir. Dans ces grands discours indépendantistes, je vois une certaine absence d’explication et de raison. Comment d’un peuple déjà fragile, protégé par la charte des droits et libertés peut s’opposer à la différence qui existe dans son pays, voir pays en devenir. En se protégeant, on a protégé tout être pénétrant ici, en leur disant un peu, « Faites comme chez vous ».
Ce que j’ai envie, plus le temps avance, c’est un peu de leur dire, faites comme chez nous. Chez nous on parle le français, libre à quiconque d’apprendre ou de parler les langues qu’ils veulent, tant qu’ils savent aussi parler comme on le fait chez nous. Libre à tous ceux qui veulent célébrer les fêtes qu’ils veulent tant que je peux continuer à être chez nous. Chez nous on est libre d’être qui on veut, de faire ce qu’on veut, en se souciant que les autres ne sont pas mis en danger, mais si vous venez chez nous, ne faites pas comme si vous étiez chez vous. La couleur, la nationalité, la religion m’importent peu, je vous poserai même des questions, par intérêt de la différence, mais ne m’imposer pas qui vous êtes, ce que vous faites, car je suis ici chez moi. Je rêve qu’un jour, tous les Québécois mettront leur pied à terre, que ce soit en province ou à part entière, pour dire haut et fort qu’ils sont fiers. Fiers d’être aujourd’hui uni, frères de culture, frère de pays, frères de nos frères et frères d’autres terres. Qu’enfin le silence collectif soit brisé par une seule voix, une voix qui unira des milliers de gens, une voix que nous laisserons en héritage à toutes ces générations, qu’elles soient d’un Québec authentique ou métissé, le respect de notre terre doit être accepté. Que les mots de mes frères soient tintés de bleu, de blanc ou de vert. Que ces mots d’une langue commune seront le symbole de notre ouverture, vous êtes ici, nous vous montrerons comment. Que la musique se mélange de toutes les rythmiques, que l’on devienne en accord dans toutes les gammes de ce qui nous composes. Que toutes ces différences ne nous empêchent pas d’être ce que nous sommes de plus précieux, des francophones ouverts sur eux. J’ai cette envie de laisser derrière moi l’identité d’un peuple qui s’est simplement levé pour dire « Faites comme chez nous! » accueillant tous ceux qui toucheront notre terre de leur propre histoire, enrichissant la vie, notre vie. Nous avons tant à donner, pas nécessaire de nous voler notre identité.
Un jour peut-être j’entendrai des gens debout, où le temps n’aura pas raison de nos cris, où les cris que l’on tentera d’étouffer ressurgiront toujours en de nouvelles foulées. Quand le peuple se sera levé pour dire « C’est assez! » et que le temps ne viendra pas l’effacer par cette vieille invitation qui nous colle encore à l’identité… « Faites comme chez vous! »
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