Je ne sais pas si c’est cette attirance envers l’eau qui date du fait que je suis resté trop longtemps dans le ventre de ma mère, mais cette eau fait partie de ma vie. Je dois m’en servir pour prendre des décisions. Quelle soit de larmes ou bien de douche, je me dois de lui faire confiance, en prendre son énergie et lui transmettre la mienne. Comme une pile je dois me remplir du positif pour en ressortir le négatif. Dans ma vie j’ai deux choix, vivre ou me laisser mourir. Cette dernière option facile ne m’intérresse en rien même si j’agis tout autrement. Par chance j’ai 26 bonnes raisons qui me disent que je suis bien envie. Elle me donne encore plus de possibilité si je les combine. On ma dit cette semaine lorsqu’on m’a coupé les plumes « Tu es à deux doigts, tu touches presque ton rêve, c’est à ta portée! » elle me voit 1 fois par quatre ou cinq mois, le temps que les plumes repoussent. Donc avant d’entrer sous la douche, je me suis regardé, tiens, j’ai volé les cheveux à Réal Béland encore une fois, non je me suis dit, « hey le grand, qu’est ce que tu fais? Tu montes ou tu tombes? » et la douche m’a donné envie de voler. Je sais que le chemin est long vers le ciel, que j’ai du travail à faire, mais j’en suis capable, je dois me projeter vers l’avant, un coup d’aile à la fois. Quand la hauteur sera bonne, je pourrai enfin reprendre cette route. Je suis fatigué d’être fatigué et de ne pas comprendre pourquoi cette peine à laquelle je m’accroche reste là, sans raison autre que de m’attirer vers le fond. J’ai un pied attaché et comment puis-je me libérer? Premièrement c’est de voir à quel pied je suis attaché et d’y donner un coup de bec, ca y est, ca suffit, je m’envole enfin, libre, doucement je pars vers ce qui m’appartient, ma vie.
Ce texte dormait dans les brouillons…