Jour 2, Acte 6: L’eau prise deux

15 11 2008

De l’eau, partout de l’eau, je délire. Là je dirais que j’ai encore plus faim que tout à l’heure, disons que je suis à deux heures de passer le cap du 24 heures sans nourriture. Seul le sel de quelques larmes on donné du goût, du vrai goût à ma langue. Je vais bien, un bien assez bien pour que je me pose à moi même, mais qu’est ce qui va me tomber dessus, est-ce la nourriture qui me fera retomber ou simplement le sommeil, des plans pour que l’anorexie me gagne si c’est le cas. Non sérieusement j’aime manger, j’aime ces explosions de saveurs qui gagne ma bouche, ces odeurs, ces textures si différentes quand ma langue parcours chaque nouvelle découverte. Je crois que j’ai faim, je parle de nourriture. Ce soir j’ai faim de nourriture, j’ai faim de femme, mais je resterai à l’eau. Une journée encore, toute petite journée, je me sens prisonnier de moi même. Je sais que demain sera une grande journée, mais je sais pas pourquoi, une intuition, simplement. J’ai envie de mettre le nez dehors, mais je me garde la surprise pour lundi matin, toute ces beautés commencent à me manquer. Qu’est ce que j’ai eu comme idée de m’isoler, de plus que le seul contact avec la réalité que j’ai vraiment c’est maman qui appelle entre 17 et 18 heure pour savoir si je vais bien, je ne voulais pas l’inquiété alors c’est pour ça que je lui ai donné cette fenêtre pour m’appeler. Hier c’était la première journée et je dois dire que j’ai été un peu bête, pas désagréable mais bête du genre que je n’avais pas envie de discuter, mais je suis un être plein de contradiction et en plus de lui avoir donné cette fenêtre, d’avoir répondu et bien je lui ai pas dit que je n’allais pas super et que je n’avais pas vraiment envie de parler. Souvent on ne prend simplement pas le temps de dire ce qu’on pense croyant que l’autre le prendra mal. C’est dans notre tête ça, plutôt être réel. L’autre truc qui m’a gardé les pieds bien en place, c’est le boulot, loin d’être workoolic, quand on me donne un mandat, je le livre jusqu’au bout, mais ça c’est moi, je m’arrangerai bien pour avoir un long congé le weekend prochain en m’assurant bien sur de pas me faire déranger, de passer le flambeau. Le weekend prochain aura les allures un peu à l’inverse de celui ci, c’est à dire dehors, je prendrai le temps d’allez voir ailleurs si j’y suis. Consacrer un peu de temps à mes intérêts, à mes passions.

Ca rend euphorique de pas manger? Je sors de la douche, je réfléchissais sous l’eau. Je me suis dit qu’après la merde de conversation que j’ai eue, je me porte plutôt bien. Je crois que ce weekend m’est bénéfique après tout. Cet isolement me fait prendre connaissance de ce qui me manque dehors. Mon introspection me fait simplement rendre compte que je dois rester vrai, tenir mes valeurs comme je l’ai toujours fait et surtout, écouter la petite voix qui dit « Par ici… Pas par là! » et surtout « Sauve toi, tu es le seul qui peut te sauver! ». Je suis conscient que les gens autour de moi m’ont vu sans sourire depuis des semaines je dirais, un sourire forcé, moi qui aime tant m’amuser. Je ne dis pas que je serai sur mes pieds complètement guérit de tout ça, mais je prendrai le temps de m’arrêter. De me promener vers le boulot, avec ce regard intrigué bien à moi qui scrute tout ces gens, me demandant à quoi ils peuvent bien pensé.

Bon allez un autre Lost avant que le sommeil me gagne, j’irai rêver que je mange surement, demain matin… ooooh chocolatine et café!!! J’ai déjà hâte, ces chocolatines chaudes qui prennent le temps de se gonfler avant même que je les cuie quand on n’oublie pas de les sortir au moins huit heures à l’avance!





Jour 2, Acte 5: Enfin ça ne goute pas l’eau

15 11 2008

Il est presque temps de dormir. Je ne peux plus tourner ça dans ma tête, je provoque, j’appelle. Je ne veux plus que tu m’appelles, j’ai trop mal, mes mots sortent pas de ma bouche comme j’aimerais car ils le font en silence. Je n’ai pas l’énergie pour me battre, j’éclate, un simple sanglot, une coulée de larme qui glisse vers ma bouche, ce gout de sel, encore. Tous ces mots que j’aurais aimé lui dire ne sont pas sortis. Elle les a peut-être entendus, déformer par cette trop grande émotivité qu’ils véhiculaient. Mais si je pouvais lui taper au téléphone l’émotion qui passe comme je le fais ici, mais non elle est voix et je suis doigt. Laisse moi t’écrire une histoire d’amour, d’amour l’estomac vide et le coeur rempli. Vivre d’amour et d’eau fraiche, tant qu’il restera toujours de l’eau ça me va. De l’eau pour alimenter mes larmes une fois de plus. Construire pour elle un dernier courriel où j’ai tout dit? Dans ma gorge les mots ce sont entassé pour y rester pris en boule. Par chance je ne me les revomirai pas dans la bouche, je n’ai rien mangé. À l’heure où mon sommeil manquant reste le seul compagnon de ma faim, ce soir je dormirai bien. Les sentiments qui affluent cachent mes yeux, me donne l’envie de bouffer mes sentiments.

Coulez larmes, coulez pour une dernière fois. Le pire est passé je crois.





Jour 2, Acte 4: Et le temps passe, je suis perdu

15 11 2008

Je regarde les heures passées et je m’occupe de mon environnement. J’adore réfléchir les mains dans l’eau, en fait tout le corps submergé c’est encore mieux mais si l’eau est là mes pensées sont plus clair. J’ai eu de grandes idées lorsque j’étais sous la douche ou lorsque je fais la vaisselle. Maintenant, j’ai plutôt des idées constructives ou je réussis presque à ne plus penser. Entre une idée qui me fait dire que le respect est aussi dans l’amour une qualité qui présentement n’est pas partagé, c’est c que je trouve le plus difficile, au début ça m’amusait presque cette déchirure de l’âme qui dit oui et qui dit non mais maintenant j’ai besoin de faire le ménage. Au début je croyais attendre notre discussion pour avoir les idées claires mais maintenant je sais simplement que c’est ma décision, non par protection mais par respect de moi je vais mettre fin à cette histoire. Je vais lui demander de respecter le fait que je ne veux plus la voir. Malgré toutes les affinités que nous avions, ce n’est pas d’une amie que je recherchais chez elle, donc les besoins de chacun différent on se doit de continuer nos routes en respectant le choix de chacun. C’est ce que j’ai envie, tourner la page enfin.

Là j’occupe mon esprit, j’écoute des épisodes de Lost en rafale car la maison commence à être propre. J’entends dehors l’eau sous les roues des voitures qui passent, j’imagine qu’il pleut. L’autre bruit que j’entends c’est l’estomac qui me lance des signaux, rien d’alarmant mais la faim se fait sentir. Seize heures sans nourriture, je n’ai pas une faim de loup mais je mangerais bien… du chocolat, du chocolat noir, des ferrero rocher noir. Torture! Chassez ces images de ma tête, les deux litres d’eau que j’ai bue ne me comblent en rien! Je retourne sur mon ile, tranquille.





Jour 2, Acte 3: 12 heures sans fin

15 11 2008

Depuis minuit hier je n’ai rien mangé. Je me suis endormi au milieu des chandelles et de la musique un instant, le chocolat encore aux lèvres. Depuis ce matin, je me suis simplement nourrit de sommeil, de pensées et de rêves. Même pas un verre d’eau pour me faire croire un instant que je suis rempli. Le temps file au travers des visites téléphoniques que je fais régulièrement pour savoir si tout va bien, responsabilité qui m’est infligée, obligation que j’aurais pu refusée. Des douze heures sans fin, en continu, jusqu’à lundi matin où les seuls moments que je contrôle jusqu’ici sont ceux qui m’appartiennent. Plus difficile de décrocher quand d’une main on nous tient le bras.

Où j’en suis, une journée et demie après avoir voulu m’enfuir un instant seul, sans vent, sans bruit. Gâcher par ce téléphone, qui sonne, sans fin. Les kilos sur mon thorax se font moins lourd, j’accepte doucement ce dans quoi je me trouve. Je me dis que parfois je mélange cet ennui que je ressens avec celui de l’envie de la revoir. Je mélange l’amour que j’ai avec l’amour que je pourrais avoir. Je suis concentré sur ce qui est passé plutôt que ce qui s’en vient. Si j’ouvre les yeux, je verrai peut-être enfin celle qui me regarde enfin. Il me reste plus ou moins le même temps devant moi. Je sais que j’ai des responsabilités dans lesquelles je dois concentrer un peu de temps, qui n’appartiennent pas qu’à moi. Mais j’ai envie à cette instant précis où j’écris, de sortir sur le balcon et de crier « Je suis en vie! »… m’avez-vous entendu?

Je suis en vie. Loin et seul dans mes pensées je me permets simplement de rêver. Je tiens du bout des doigts un monde qui est bien à moi. Je m’accroche à moi et je veux avancer. Le coeur blessé d’avoir simplement aimé à sens unique une fois de plus. Simplement parce que je ne me suis pas écouter. Je suis avec moi présentement. Cette envie de me prendre en mains soudaine, où j’ai mis ma vie depuis juillet. J’ai oublié que je vivais simplement pour vivre un sentiment que je chérie au plus profond de moi. J’aime aimer, j’aime être libre, vrai, j’aime toute les beautés qui se trouve dans se monde. À volet fermé je suis curieux de voir ce que je manque dehors mais je suis content de voir ce que je découvre dedans.

Qui suis-je en ce jour d’automne où ne connaissant pas la température, mes pieds froids ont réclamé une couverture. Je suis celui que vous connaissez sous ScareCrow, j’ai plus l’air du corbeau que de l’épouvantail. Un corbeau par mes plumes noires et cet oeil attentif sur la vie qui quelques fois l’effraie. Je suis ce vivant amoureux qui plane sur la vie par amour de celle ci. Je suis moi, authentique amoureux, passionné, rêveur et un jour je trouverai l’âme soeur.





Jour 2, Acte 2: Faim, fatigue et frigo

15 11 2008

Il est déjà très tôt. Et je suis fatigué même après avoir dormi, ce n’est pas la nuit mais bien le boulot qui me rend ainsi. J’ai déjà très faim. Et je me suis dit qu’aujourd’hui je ne m’empoisonnais pas, pas de café, pas de nourriture infecte. Je tenterai de jeûner. Si je me sens trop mal, je mangerai, si c’est endurable je continuerai (phrase qui rassurerait ma mère). Mais doit essayé quand même, qu’est-ce que la faim? Dois-je connaitre la faim pour connaitre la fin? Souffrir un peu. Quel mélange ma faim et ma fatigue auront ensemble. Inventerais-je un nouveau langage que moi seul déchiffrera. Comment mon corps réagira. La facilité de combler cette faim n’est qu’en fait un automatisme pour beaucoup, j’ai faim, je mange. Je n’ai pas besoin de me battre pour me nourrir, du moins pas aujourd’hui. L’homme qui à faim, n’a pas la nourriture près de lui, n’est pas une torture plus grande que je m’inflige? Je pourrai toucher cette nourriture mais ne pas la mangé. C’est plus facile pour moi, j’ai quand même l’espoir que demain je mangerai, plus que l’espoir, la disponibilité. Le temps va passer, je suis mieux de ne pas y penser. Je vais dans la cuisine, frigo, je ne l’ouvre pas, pour la première fois je remarque dessus, à travers les photos, un mot, un simple mot collé là, isolé, seul comme perdu dans cette blancheur froide du frigo. Je ne me souviens plus quand c’était, je me souviens plus qui c’était, qui l’a laissé, mis, aimanté là devant moi. Comme cette note du dentiste qu’on revoit le lendemain de notre rendez-vous, il nous saute au visage. Sur son fond papier carton, la noirceur de ces lettres me saute au visage, m’enrage. Sur ce petit bout d’aimant, les lettres laissent transparaitre un mot, un rêve. Cet ultime acte d’amour que je chérie, pas nécessairement dans la cérémonie mais surtout dans l’esprit du symbole qui l’alimente. …Marry…





Jour 2, Acte 1: Sommeil léger sous les vibrations de ton corps

15 11 2008

Maintenant 6:00, je ne dors plus. Le sommeil léger, je n’ai vraiment pas bien dormir. Je suis responsable d’un projet que je ne connais pas, j’ai mis en place une équipe qui ne m’appartient pas, mais tout le monde met la main à la pâte. Chaque vibration du téléphone me fait croire que ça y est, un problème fait surface. Je sais qu’il n’en est rien, j’étais réveillé avant lui, quelque seconde pour lui faire savoir qu’il ne m’avait pas réveillé.

J’ai cette habitude soudaine de me réveiller la nuit, peu importe l’heure, peut importe la journée. Moi qui avais un sommeil de plomb maintenant je me réveille à la moindre pulsation. Sentirais-je ton corps qui au loin a du plaisir? Je me réveille, excité par l’idée que je m’empare de ton corps. Comme une vibration dans toute mon âme, j’ai besoin de se fix, j’ai besoin de cette drogue que tu es devenue. Comme un junkie mon corps tremble qu’à y penser, je m’éveille, en sueur, où es tu? Se manque en moi si grand, j’ai beau cherché dans la maison, je ne trouverai pas quelque chose pour calmer ce besoin si grand qui se génère en moi, m’apportant des idées noires. Avec qui es-tu? Pris entre des pensées qui se rassemble toute derrière le même nom, jalousie, avec qui es-tu, pourquoi pas moi, je n’ai pas besoin de savoir, je te sens.

Nos corps s’aiment et nos corps s’appellent. Tu te rappelles, on se l’ait dit. Plus fort que tout vent, nos corps se composent mais ne se rejoigne plus. Ce besoin si pressant de se blottir l’un contre l’autre. Comme des animaux de se dévorer, de se prendre l’un l’autre comme pour se soulager et se jamais à petite dose. Des heures à se sentir, puis à se sentir encore doucement, deux amants qui ne cesse de ce redécouvrir. Épuisé sur le dos, trempé de sueur, de salive, de sexe, sourire aux lèvres, rassasié un instant, seulement, de se fix que tout deux on attendait. Des paroles de rêve sortent de nos bouches, délire fabulatoire d’âmes satisfaites de cette drogue qui coule dans nos veines. Nos mains qui parcourent nos corps lentement avec passion simplement pour s’agriper quand ils crieront encore.





Jour 1, Acte 4: Travail, torture et temps libre

14 11 2008

La vie s’occupe de nous. Même si j’essais de m’isoler, je n’y peux rien. Je travaille depuis maintenant trois heures sur une urgence au bureau. Je serai sur appel tout le weekend. C’est des journées comme ça qui me donne envie de tout lâcher, mais au lieu de cela je donne mon 100% dans le boulot parce que c’est simplement nécessaire pour ma survie. Le temps je le gère plus, on s’en occupe pour moi. Maintenant mon weekend de repos se transforme en weekend de boulot. Des journées comme ça je me dis, avoir fait de l’argent en écrivant des livres, je serais bien dans mon lit douillet à ne pas être sur appel à trouver des ressources qui travailleront tout le weekend. Ce n’est pas beau la vie? Note à moi même, avec toute dose de responsabilité vient aussi une dose de déplaisir éventuelle. Dans la vie on dit que rien n’arrive pour rien, j’ai bien hâte de voir ce que je constaterai de tout ça.

J’essais quelque chose, dès que la situation est stabilisé je reste sur mes plans initiaux. Est-ce que ça sera possible???





Jour 1, Acte 3: Tu m’empêches d’avancer

14 11 2008

Je te donne tant d’importance que je n’existe plus, même dans ma bulle les paroles retentissent encore dans ma tête, celle d’hier, celle d’avant. Je suis supposé guérir ce weekend et je ne pense qu’à lundi, cet appel qui doit se faire, d’un sens ou de l’autre, simplement pour entendre la même chose encore et encore. Je ne comprends donc rien « Sauve-toi en courant! » que je me dis encore, je ne peux pas, la fuite n’est pas mon allié je préfère affronter. J’ai donc pris mon cellulaire à deux mais pour savoir si je ne pouvais pas régler ce dossier avant lundi. Pas de réponse. J’enrage. C’est ridicule. Tout ça à commencer par une histoire de cul, c’était bien plaisant. Mais cette relation n’a plus rien de plaisante désormais. Rien n’est resté de ces nuits où mes lèvres parcouraient son corps de long en large comme un explorateur redécouvrant mille fois les mêmes paysages mais toujours de façon bien différente. Où nos bouches remplient de désir s’embrassaient sans cesse, simplement pour se mélanger, accompagné de nos corps pour s’aimer toutes les nuits, parce que nos corps s’aiment. Aujourd’hui nos discussions ont perdus l’intérêt d’antant qui nous plaisant tant. Ne laisse pas ce qui reste être détruit par le vent, par des paroles qui ne mênent à rien car plus on discute, moins on s’écoute. C’était si simple avant, avant quoi déjà? Avant que mon être s’attache à toi. J’ai maintenant besoin d’air, de recul, de moi sans toi s’il te plait achève moi. J’aimerais être méchant pour que tu m’envois promener, brutalité psychologique qui jetterais sur toi cette douleur que j’ai, cette douleur d’aimer. Les heures passent comme des minutes, le temps est long, je me tiens compagnie doucement. Dans le noir les chandelles dansent sur de la musique triste. Mes yeux en larmes ne s’assèchent pas. Mon coeur raisin sec ne demande qu’à boire. J’ai cent kilos sur la poitrine qui m’empêche de respirer. Et comme un boulet je te traine en pensée sans même pouvoir me déplacer. La maison immense qui m’entoure, tout me parait trop grand, je suis minuscule dans ce monde où amoureux je ne suis qu’étranger. Rappelle moi, j’écrirai fin au bout de cette histoire, tu veux vivre tes aventures, je respecte totalement cette décision, mais respecte moi, respecte ce besoin si grand que j’ai de vouloir passer à autre chose, sans toi. Cesse de me répéter sans cesse les mêmes histoires, j’ai compris depuis longtemps, mais comprends aussi ce que je dis. Aveugle devant le mur du son, j’y fais fasse, pourquoi t’es tu retourner?





Jour 1, Acte 2: Alter Ego, âme soeur et réalité

14 11 2008

Je suis seul avec ma réalité, celle qui m’est propre, celle que je perçois. La réalité n’est en fait que l’analyse que je fais des situations dans lesquelles je me trouve. Je passe dans ma tête sans cesse des scénarios qui ne me sont pas arrivé et ceux qui ont fait parti de ma vie. Sans fin je me demande si je suis en vie ou si je survie, la ligne est mince c’est une chose sure. Je réfléchis en fonction des informations que j’ai, peut-on faire autrement? La nuit proche me fait un peu peur, je n’ai pas envie de dormir, j’ai besoin de comprendre mais j’ai besoin de repos pour le faire. Ai-je simplement besoin d’accepter car la compréhension est plutôt faite. L’appel supplémentaire inutile d’hier me fait reculer de quelques cases un instant seulement car j’ai envie d’avancer vers un peu de bonheur. Je ne peux rester un pied dans une porte qui n’est pas ouverte. Je dirais que j’en ai quand même envie, j’aimerais voir, attendre, me faire mal un peu plus puis voir si cette situation à changer. Mais par respect pour moi je ne m’y engagerai pas. La réalité parfois difficile à accepter doit faire partie des apprentissages que je ferai. Je garantie qu’amoureux je peux passer une vie à attendre mais j’ai des buts et des rêves de vie que seul moi peut faire en sorte qu’ils se réalisent et l’attente n’est pas le remède.

Un jour je rencontrerai l’âme soeur, le temps arrêtera, je crois que je l’ai déjà rencontré plus d’une fois. Cette personne qui clique avec moi tout simplement parce qu’on s’entend a merveille, que la vie est simple et qu’on a tellement à s’apprendre l’un à l’autre et tellement à partager. L’âme soeur que je vais rencontrer sera simplement rendue au même endroit que moi quand je la rencontrerai. Présentement celle que j’ai rencontré n’avait aucune synchronicité, certain diront donc que ce n’était pas LA femme de ma vie. Existe-t-elle? J’en suis convaincu! Je me fais dire souvent que je suis un homme à marier, mais je suis le plus célibataire des hommes. Je ne suis pas ici pour me plaindre, un jour ça sera mon tour. Je crois que le plus cruel quand même, c’est de se faire dire par la femme qu’on aime que l’on est un homme à marier et que même si je brille par ma disponibilité, le temps n’est pas adéquat pour elle. Je ne peux lui en vouloir, mais n’en rajoute pas s’il te plait. Il y a des choses que je n’ai pas besoin d’entendre, cela en était une.

L’alter égo, c’est sorti du film que je viens d’écouter, Fight Club, quel film. Ne vous êtes vous jamais demander si vous aviez à laisser sortir votre alter égo, de quel nature il serait? Wow, j’ose imaginer le plaisir que j’aurais, des fois, je laisse des parcelles sortir de l’être que je rêve d’être, le moi caché qui est parfois déborde. On a tous des pensées des fois de se dire en soit même « Si je ne me retenais pas je ferais ou dirais tel ou tel truc… ». On tente toujours de respecter les normes du correct que la vie nous impose. Qui suis-je si je sors de ma couverture de grand sentimental, de grand émotif? Je le serai toujours mais avec des cotés beaucoup plus trash, combien de texte j’ai retenu simplement pour pas déplaire. Un jour peut-être je laisserai sortir cette autre écriture, loin de celle que j’écris présentement. Pourquoi cette censure? Probablement parce que cette réalité reste la mienne, que je ne suis pas près à l’exhiber maintenant. Je pondrai un texte bientôt qui sera différent, qui sera peut-être un peu déplacer, je préfère vous avertir, l’effort mental de prévoir, la surprise sera moins grande.





Jour 1, Acte 1: Parce que j’étais déjà par terre

14 11 2008

Je suis là, sur le divan, le laptop sur les jambes, prêt à affronter ce marathon de solitude. Je me suis lever, la tête un peu dans l’alcool d’hier, j’ai l’impression que mon cerveau se cogne sur mon crane dès que je bouge la tête. Minuit, j’étais chez moi, sinon bien avant. Hier, comme si ce n’était pas assez, blessé, étendu sur le sol, la seule envie de ne plus bouger car immobile on ne sent plus la douleur, l’envie de pleurer, le téléphone sonna comme un dernier coup de pied dans les côtes, son nom sur l’afficheur, je réponds. Elle voulait me parler, n’avait rien à me dire. Elle voulait me parler d’hier, du passé, mais n’avait rien à ajouter. La colère en moi montait, mais simplement à l’intérieur, ne peux tu pas me laisser tranquille comme je te l’ai demandé? Ne comprends tu pas que je souffre grâce à toi, grâce à moi… mais la colère intérieur et tout ces mots, tout ces maux, sont resté à l’intérieur pour laisser place à la tristesse, je sais plus comme l’exprimer et la colère me gâche la vie. Ces mots étaient sourd, répété comme un disque un peu usé, jusqu’à ce qu’elle s’arrête pour me demander « Comment tu vas ? » et pour la première fois sort de ma bouche directement à elle « Je ne vais pas bien, j’ai vraiment le coeur en mille morceaux », elle trouve ça poche, je sais pas si c’est le bon mot qu’elle a utilisé, mais l’empathie qu’elle me portait n’avait aucun poids. « Je trouve ça simplement difficile cette histoire, je me suis attaché, j’avais l’impression d’attendre que tu me tendes la main mais lentement je me noie. Tu m’avais dit de te laisser savoir quand j’avais envie de te voir, je l’ai fait et à chaque reprise, j’ai avalé de l’eau! » que j’ai ajouté. Pourquoi on frappe sur les gens qui sont par terre? Pour être certain qu’ils ne se relèvent pas? « On vit exactement la même chose! » qu’elle m’a menti! À ce point j’ai un peu paniqué, qu’est ce qu’elle me raconte, « moi aussi je me suis attaché », fuck you, madame veut conquérir le monde, je n’ai pas de problème avec ça, mais mêle moi pas à cette course autour de Montréal à savoir si tu trouveras ce que tu cherches, mais tu cherches quoi au fait? Pourquoi tu me gardes jamais loin de toi, au cas où? Penses-tu te réveiller un jour, te rendre compte que la vie, c’est ça, que ça, que si tu baises avec la ville entière, y voir même la terre, tu te rendras compte que c’est pas ça tu recherches et que pour reprendre mes paroles, un jour tu te retourneras et je ne serai plus là! Pourquoi tu me dis, que tu en as peut-être pas pour longtemps, que ça ne durera surement pas, mais qu’aujourd’hui tu n’es pas rendue là? Pourquoi ces paroles génère chez moi des attentes, de faux espoirs? Comment peut-elle me dire qu’on vit la même chose, si c’était le cas elle n’aurait pas demandé comment j’allais, elle aurait su! Fin de conversation sur un « on se rappelle demain, mon fils rentre avec la gardienne » jeter comme à l’habitude quand je prends un peu de contrôle sur ce que je dis et que des vérités sortent de ma bouche. « Non! » que je lui réponds « Je disparais de la map ce weekend et ce jusqu’à lundi matin! » que je dis sur de moi! « D’accord alors appelle-moi lundi, je suis en congé! » click, personne ne parle maintenant au bout de la ligne. Je suis dans la toilette des hommes, l’ivresse n’a pas encore touché mon corps mais elle a touché mon être, du bout de son pied balancé dans les côtes, du sang sur mes lèvres. J’ai maintenant trop de matériel pour le weekend à penser, je croyais que c’était fini, mais ça ne dépend que de moi. Si je ne rappelle pas, elle le fera, si j’appelle, j’entendrai les mêmes mots que j’ai entendu 100 fois. Ce weekend il me sera vraiment utile.

Je n’ai pas acheté de nourriture comme prévu, je vais m’arranger. Je n’ai pas avisé tous les gens dont j’étais supposé, mais j’imagine qu’on comprendra. Je suis prêt à me lancer dans cette aventure, dans ce monde à moi. Je survivrai, si j’arrête de pleurer sur mon clavier, un choc c’est si vite arrivé.

Ce matin je me suis réveillé, la tête dans le brouillard, j’avais un peu de sang sur les lèvres et j’avais mal aux côtes. Je me suis levé tête baisser car je ne voulais pas voir dehors, j’ai fermé tous les endroits qui pouvait me laisser voir l’extérieur, fenêtre après fenêtre, une à une, le pied lourd je me suis déplacé. Ce matin j’ai décidé de me fermer sur l’extérieur car j’ai besoin de mon intérieur.