La lune, la cure et l’isolement

13 11 2008

Quelle est grosse dans ce ciel noir, regarder la vers le sud quand elle se lève vers 16h30 ce soir, si vous êtes à Montréal bien sur. Cet oeil blanc qui jette sur moi un regard qui dit « Hey qu’est-ce que tu fais batard, réveil! ». Je suis pris dans des cercles concentriques qui m’attirent vers le centre comme dans un trou noir. Je dois mettre les freins, stopper tout et reprendre mon chemin. Je suis bien parti car demain je ne travaille pas, congé, congé cure d’isolement. De quosser ça? C’est simplement 3 jours pour moi, mes heures ouvrables pour la civilisation commune seront de midi à 13 heure et de 17 heure à 18 heure, en dehors de cela, je n’existe que pour moi, que pour ce dont j’ai envie. J’espère qu’elle comprendra, dit-il en parlant d’une autre qu’il ne connait pas. Que vais-je faire? Méditer, prendre le temps qu’il faut pour réfléchir, pour arrêter, pour me regarder, pour m’aimer un peu. J’écrirai surement car j’aime écrire, je dormirai surement car j’aime la fraicheur de la couette de novembre. Si j’ai envie, je serai créatif, sinon végétatif perdu dans mille rêves. Le retour à la réalité se fera lundi prochain où je n’aurais pas vu de vrais humains depuis plus de 72 heures, personne d’autre que moi dans la glace ou dans mes rêves. Pas de téléphone, sinon que par maman qui respectera les couvres feu car elle est avisée. La seule technologie que je conserverai c’est la lecture des blogs comme on le fait avec les livres, comme je le fais en le remplissant lentement, pas de MSN, pas de Facebook, déconnecter total de la réalité. Il y aura du cinéma, de la musique, de la lecture, de l’écriture et 1001 pensées. J’ai même pensé faire une journée jeûne… will see! J’ai besoin de m’apprivoiser à nouveau car je me suis un peu perdu. Ce weekend c’est ce qu’on appellera la cure, sera t’elle utile? J’imagine, je prends soin de moi!





Simplement pour me rassurer

12 11 2008

Simplement pour me rassurer, il y a quelques semaines, j’ai fait quelque chose d’idiot. Je suis allez voir ailleurs si j’y étais, mais après la nuit je me suis rendu compte que je n’y étais pas vraiment. Une nuit dans un autre lit, simplement pour me rassurer parce que je me disais, peut-être que c’est simplement une drogue tout ce sexe, peut-être je le mélange avec l’amour mais non, semble que cette dose de chair savoureuse fût momentanée, bonne, mais ne comblait pas ce manque qui en moi ne fait que raisonner un écho sans fin. Le vide à donc un son et ce dernier je le connais bien. Maintenant que je suis certain que je connais bien les sentiments que je ressens, reste simplement à leur faire comprendre qu’ils n’ont pas leur place présentement, qu’ils peuvent se reposer un peu. J’ai eu de la chance je dirais, c’était un une fois, une vieille connaissance qui avait besoin de la même chaleur que moi, dormir avec quelqu’un une nuit, profiter du corps de l’autre jusqu’au matin, se dire au revoir. Reprendre enfin la route pensant que tout ça changerait quelque chose mais non, ce n’est pas aussi simple, je dois simplement être patient. Peut-être que mon tout moi doit laisser sortir tout ça, pas seulement ici mais dans la vraie vie. Je finirai par arrêter d’avoir peur quand mon téléphone vibre (simplement qu’il le fait 50 fois par jours) c’est fatigant tout ça. J’aimerais avoir la tête sur une cuisse, écouter de la musique triste, laisser mes yeux coulés de toute mes larmes pendant que dans mes cheveux une main glisse sur mes plumes noires en silence, simplement une douce présence, éclairée par quelques chandelles allumées. Je cherche la paix et la tranquillité, je crois que cette fin de semaine je m’isolerai pour une cure de guérison.





Je suis parti…

12 11 2008

À chaque jour ma chanson, à chaque jour cette chanson qui me fait sentir que je ne suis pas seul. Souvent triste car mon coeur lourd j’ai besoin de vivre et de penser à le vider. Aujourd’hui c’est Jean Leloup que j’avais en tête, la chanson Je suis parti et Let me go tout particulièrement. Personnellement, c’est un des plus grands artistes que le Québec possède, pour moi du moins! Outre le personnage coloré qu’il est, qui n’est en fait pas un personnage mais bien lui-même, ce lui même se fait sentir dans chaque parole qu’il chante. Il vit tourmenter à se chercher une vie qui est « normale » et cette douleur se fait ressentir dans ces chansons, dans son film la mygale jaune où il veut tuer Jean Leloup pour être un autre Jean qui travaille, qui fait des enfants, qui a une vie « normale ». Il vit de sa musique, bohême dans l’âme, artiste jusqu’au bout des doigts.

Petit bout de Je suis parti… ce que j’avais en tête!

Je suis parti comme un voleur,
Je suis parti sans faire d’erreur,
Comme le bourreau coupe d’un coup,
Du condamné le pauvre cou,

Quand tout à coup l’amour n’est plus,
Que douleur au fond de notre être,
Et que plus aucune fenêtre,
Ne laisse passer le beau temps,

Et aussi pour Let me go

Qu’est-ce qui va se passer après
Pardonne moi si je le sais
Est-ce que c’est toi qui m’as dit ca
Est-ce que c’est toi ou bien c’est moi
Vas-tu encore m’écrire des lettres
Est-ce qu’il faudra te les remettre
Ou bien je devrai les garder pour me rappeler le passé

Let me go, let me live
Oh let me, let me be
I don’t want to be your prisonner, I just want to be your lover

Merci Jean…





Échec et moi…

11 11 2008

J’en ai de la chance moi. J’ai eu tout cuit dans le bec une information qui me sera chère et qui demeurera toute ma vie. J’ai fait les efforts oui c’est vrai pour obtenir de l’information sur moi, une introspection avec de l’aide. J’ai envie de l’écrire ici parce que j’imagine que si ça n’a pas sauté à mes yeux, je ne dois pas être le seul et si c’est le cas, ce sera alors une note à moi de moi!

Personne n’aime la défaite. Personne n’aime perdre de façon générale. Personne n’aime essuyer un refus, un non, un revers. Je suis de ces personnes aussi. Je suis quelqu’un de persévérant, de patient, de déterminer. Je me rends compte simplement que je ne suis pas franc avec moi. J’ai des projets qui trainent depuis des années, des projets d’écriture surtout. J’écris depuis que j’ai 15 ou 16 ans. Des projets qui me tiennent à coeur mais qui reste depuis des années chez moi dans la peur. La peur de quoi? La peur de refus. J’ai toujours dit que je n’aimerais pas nécessairement être publié un jour. Je me mens à moi même quand je dis ça car je ne serais pas là à vous écrire si je n’avais pas envie de partager ce que j’ai en tête. La problématique c’est que je le contrôle sur ce que je peux produire. Certain diront « Mais ce n’est pas une problématique!!! » mais oui ce l’est quand la peur d’essuyer un refus m’empêche d’avancer. Ça c’est le premier constat, un coup que j’en prends conscience c’est à moi de faire avec. À moi de persévérer, de faire de mon mieux dans mon écriture et de produire des roman qui feront rire autant que pleurer. Je suis connecté sur mes sentiments quand j’écris et j’ai des idées des plus… farfelues alors au pire, je ferai lire à ma mère, à mes amis. J’ai cette chance d’être persévérant, c’est pourquoi quand quelque chose ma passionne je m’y lance à fond et de façon générale je réussi assez bien. Et comme certains disent, on a les défauts de nos qualités. La persévérance, la patience et la passion mélangées peuvent donner quelque chose d’assez explosif.

Il est vrai que c’est un constat qui semble plutôt simple de se rendre compte qu’on a peur d’essuyer un refus. Dans un cas de refus, j’ai ce malheur de persévérer et d’essayer à tout prix d’arriver à mon but. Et bien, vous allez me dire c’est bien de continuer à travailler pour atteindre ces buts. Oui mais… MAIS!!! J’ai trouvé pourquoi j’étais si triste de ma dernière histoire d’amour, en fait pas seulement de celle là mais des autres aussi. Je n’aime pas le non, je n’aime pas subir l’échec, le refus et malheureusement en amour ça arrive. Je me suis accroché après ce rêve que la situation change. Que cette fille qui n’avait rien de prête à être en couple, ne veuille pas de moi, pas seulement de moi mais de personne dans sa vie. J’ai cru bêtement que moi, ScareCrow, j’allais tenir bon, que j’allais faire pencher la balance et lui faire comprendre combien je suis une bonne personne. Mais le problème ce n’est pas moi, sinon mon acharnement à croire, mon acharnement à essayer de renverser les choses. Ce que j’ai compris aujourd’hui??? Simplement que si on a aucun contrôle sur le but à atteindre, mieux vaut se résilier que s’acharner. Je voulais qu’elle change sa façon de penser, qu’elle soit enfin prête à être avec quelqu’un, avec moi, que j’ai tout misé là dessus, j’ai tenté pour ne pas essuyer un échec de m’accrocher, d’y croire quand je n’avais aucun pouvoir.

D’une pierre deux coups, je peux maintenant me concentrer sur mes échecs! Mais non, je peux simplement choisir mes combats. Si j’ai envie de me battre pour faire passer mes romans, c’est ma simple responsabilité, mes mots contre des éditeurs, je peux retomber en écriture, cogner à d’autre porte, mais ça reste mon combat! Pour l’amour, c’est simple, faut que je sois à l’écoute de moi, de l’autre et de ne pas tenter de changer les choses sur lesquels je n’ai aucun pouvoir!

C’est tout! C’est tant qu’à moi assez pour aujourd’hui sur l’introspection et la compréhension de ma petite caboche.





Tu me rappelles…

11 11 2008

Tu me rappelles tant de choses, toi passé terminer auquel je me suis accroché. J’aime me souvenir des amours passés quand mon amour présent est absent. J’aime me souvenir des premiers regards lancés à mon égard, des yeux doux qui se posent sur moi pour me faire comprendre que je lui plais. Les odeurs qui dans l’air transportés jusqu’à moi, plus elle s’approche ou qui la suivent quand elle s’éloigne. Des paroles doucement déposées à mon oreille et le souffle dans mon cou. Ce premier baiser hésitant mais qui marque le plus souvent, celui qu’on se rappelle à jamais, celui qu’on tente de répéter sans cesse. Ce premier baiser qui souvent nous dit si déjà à quelque part on est compatible. Et te souviens-tu de cette musique qui jouait? De l’endroit où on se trouvait? De ce que tu me disais? Cette première chanson que l’on associe à un sentiment simplement pour se souvenir bien des années plus tard que je t’aime encore. Que j’aime encore ce souvenir de cet amour, bien loin derrière mais souvenir pour toujours. Éternel mélancolique, je tourne les pages du livre de ma vie qu’à mesure j’écris. Quand un chapitre arrive à terme, le livre se ferme, j’aime reprendre le livre depuis le début pour savoir si je me suis perdu. Mais bien souvent j’apprends, je me repasse mes souvenirs sans cesse pour revivre l’amour, un court instant, pour me rappeler simplement que j’aime aimer. Toute cette ivresse qui accompagne l’amour, tout ce temps où la tête dans les vapes, je suis bien ici, en vie, comme un rêveur destiné à aimer à jamais.





Le calme après la tempête

10 11 2008

La dure journée s’achève. Elle fut longue et rempli de vague. Est-ce la fatigue, est-ce un weekend trop vide de vie. Je me suis calmé, enfin les nuages se sont dissipés. J’avais le coeur triste, est-ce la pluie qui m’inspirait ces pleures? En fait je ne m’écoute pas assez, je savais que ce creux allait venir sous peu. J’aime bien laissé sortir tout ce que je peux ressentir. La lune peut-être croissante joue sur mon humeur. Les événements du weekend m’ont-ils fait comprendre que la vie doit avancer, à autre chose je dois passer. Je remercie ceux qui m’appuient sans cesse. Je vous pondrai quelque chose de plus joyeux dans un jour ou deux… Histoire que le temps passe, que mardi se termine et que je danse un peu mercredi. D’ici là ne vous inquiété pas, la tête remplie de sentiments, tout ça doit simplement sortir et la porte la plus simple c’est pour moi celle de l’écriture.





Mon âme s’entête!

10 11 2008

Mon âme s’entête à vouloir s’accrocher. Mon âme sans tête aimerait bien seule pouvoir fonctionnée. Mais ma tête n’a pas pensée quand elle a envoyé ce que mon âme avait en tête. Je l’aime sans tête de tout mon âme. Dans ma tête, il n’y a pas d’âme car je m’entête à ne pas y croire. Mais si j’avais mon âme en tête, je pourrais surement comprendre que même si je m’entête, ni mon âme, ni ma tête ne m’approchera à jamais de ma quête.





Laisse-moi

10 11 2008

Aimes-tu mes mots? Je les écrits pour toi. Des mots chargés d’amour qui défilent tour à tour simplement pour exprimer ce que je ressens pour toi. Des mots aveugles, des mots sourds, des mots remplient de musique que tu m’inspires à chaque jour. Tout de toi m’inspire, tes yeux, ta douceur, même ton respire. D’où tiens-tu cette capacité de faire chavirer mon coeur? Peut-être ne le sais tu pas? Peut-être jamais mes mots à tes oreilles ne se sont glissés. Qui veut entendre les sentiments d’un homme qui pleure en silence dans le noir de son plumage? J’erre et manque d’air, la poitrine serrée dans l’étau que je ne cesse de visser. Je me torture à coup de parole de ces chansons tristes qui comblaient l’aire où tu erres. Additionné à ces chants mes paroles comprimées, déprimées, n’apportent pas la gaieté, ni à mon être cette liberté. Pourquoi comme toi, comme le vent, le temps plus jamais ne passe et me laisse flotter dans cette espace? Donne-moi la chance, un jour enfin de me retrouver demain, de me retrouver loin, libéré de mes pensées, libéré d’à toi penser. Toujours mes mêmes mots sur ces même maux sur mon être déversés. Dis moi s’il te plait que je me suis trompé, que tu ne m’as pas trompé sur mes sentiments exprimés. Dis moi que j’irai bien, un matin prochain, où tout sera derrière moi, où les pensées qui me rattache à toi seront concentrées en souvenir de beauté. Comme toi si belle dans cette lumière si blanche, ma vie sera bien plus légère en revanche. Laisse-moi danser un instant, la tête sur ton épaule, mes larmes à tour de rôle, venant s’écrouler au fond de ton cou. Un doux moment, laisse-moi rêver encore, de ton corps en accord. Laisse-moi, me réveiller de se cauchemar, une fois encore.





Présence

10 11 2008

Ce matin, je sens une main sur mon épaule. Mes larmes coulent ne laissant sortir ni espoir, ni désespoir. Elles coulent simplement car mon coeur chargé nuit à mes nuits. Même si le sommeil me gagne rapidement, mon réveil est souvent trop lourd. Les rêves que je fais sont souvent trop tristes pour me donner le sourire. Je m’ennuie de ces rêves où l’absurde des situations me faisait simplement voir que la vie est belle et que l’imaginaire reste sans contre dit mon meilleur ami. Cette main sur mon épaule, je me retourne et personne. Les joues trempées, je ne sais quoi penser. Papa, où est cette grosse voix qui sans cesse me répétait dans des moments comme maintenant « La mère des filles n’est pas morte! » qui n’avait aucun impact rassurant sur le coup mais qui prenait tout sont sens à travers le temps. Ton manque de délicatesse qui donnait enfin que le goût de ce donner un coup de pied au fesse et se dire « Ok, il faut que j’avance! ». L’automne bien présent me donne le cafard, ces nuits trop longue et trop vide d’amour. C’est à se demander si c’est elle qui me manque ou simplement l’amour. Je crois plutôt à la deuxième option, mais on reste souvent accroché à notre dernière histoire, jusqu’à la prochaine.





Souvenir musical

9 11 2008

Comme le vent chaud qui souffle à mon oreille, son chant me berce. De sa voix chaude me gonfle le coeur, de sa voix triste me brise le coeur. J’ose, jour après jours, remplir l’air de cette musique, avant méconnue, maintenant mélancolique. L’amour triste de ces paroles, comme des lames lacèrent mon coeur. Et doucement j’ai peur. Tant de pourquoi me reviennent en tête oubliant doucement ma quête. Quand, même heureux, chaque mot me casse, même si je ressens la douceur de chaque phrase, je ne peux pas me faire à l’idée, que jamais je ne te reverrai pour te dire « Je t’ai manqué?«